Última hora
CNUK at "Exceptional" Wildfire Risk as Heatwave Continues, Experts WarnBRDois suspeitos de esfaquear homem em rua são presos em Campo GrandeARSamsung accelerates opening of AI chip factory in South KoreaARوكيل محمد صلاح يثير التكهنات حول وجهته القادمة بصورة من إسطنبولARآرسنال يجدد اهتمامه بضم ألفاريز وسط رفض أتلتيكو مدريد بيعه لبرشلونة أو ريال مدريدRUОтставка посла Украины в США Ольги Стефанишиной может быть связана с расследованием покупки недвижимостиARوفاة السيناتور الأمريكي ليندسي غراهام عن 71 عامًاRUIsrael's Knesset Elections Set for October 27, 2026GLOBALFifa to Consider 64-Team Men's World Cup After 2026 TournamentPLFIFA rozważa mundial dla 64 drużyn. "Dla całego świata"CNUK at "Exceptional" Wildfire Risk as Heatwave Continues, Experts WarnBRDois suspeitos de esfaquear homem em rua são presos em Campo GrandeARSamsung accelerates opening of AI chip factory in South KoreaARوكيل محمد صلاح يثير التكهنات حول وجهته القادمة بصورة من إسطنبولARآرسنال يجدد اهتمامه بضم ألفاريز وسط رفض أتلتيكو مدريد بيعه لبرشلونة أو ريال مدريدRUОтставка посла Украины в США Ольги Стефанишиной может быть связана с расследованием покупки недвижимостиARوفاة السيناتور الأمريكي ليندسي غراهام عن 71 عامًاRUIsrael's Knesset Elections Set for October 27, 2026GLOBALFifa to Consider 64-Team Men's World Cup After 2026 TournamentPLFIFA rozważa mundial dla 64 drużyn. "Dla całego świata"
Newsgather
Back"Arrêtez de m'énerver !" : la ministre de la Transition écologique sous le feu des critiques
"Arrêtez de m'énerver !" : la ministre de la Transition écologique sous le feu des critiques
En desarrollo
France Info27.06.2026Política6 dk okumaFrance

"Arrêtez de m'énerver !" : la ministre de la Transition écologique sous le feu des critiques

En resumen

  • La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, est critiquée pour des propos sur une potentielle nouvelle canicule et pour son manque de présence médiatique.
  • Elle tente de justifier sa discrétion par son expertise et son engagement de longue date sur le climat.

Resumen generado por IA

Por qué importa

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, est critiquée pour avoir annoncé une probable nouvelle canicule début juillet, des propos rapidement désavoués par Météo-France et recadrés par le gouvernement. Sa discrétion médiatique est également pointée du doigt par certains parlementaires et membres de la majorité.

Tamaño de fuente

« Arrêtez de m'énerver ! » L'apostrophe est lancée avec un grand sourire sur le ton de la plaisanterie, mais traduit un léger agacement. En visite, vendredi 26 juin, au siège d'Airparif, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, est une nouvelle fois interrogée sur la bourde commise l'avant-veille lors d'une interview sur fond de canicule.

« On devrait connaître la semaine prochaine une pause relative, mais Météo-France nous indique qu'il y a de fortes probabilités pour qu'à partir de la semaine d'après [celle du 6 juillet], nous revenions à des chaleurs extrêmes jusqu'au 14 juillet », avait-elle déclaré mercredi dans la matinale de France Inter. Relancée pour s'assurer qu'elle annonçait bien une probable troisième canicule de l'année début juillet, elle avait confirmé : « Exactement ».

La déclaration de la ministre a aussitôt mis en alerte les rédactions de France, et sans doute un certain nombre d'auditeurs. Mais Météo-France a immédiatement pris ses distances, rappelant que ses prévisions ne pouvaient être finalisées à une telle échéance. Quelques heures plus tard, lors de son point presse à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement a dû opérer un recadrage en douceur : « Il faut être extrêmement prudent en parlant de prévisions météorologiques », a déclaré Maud Bregeon, tout en assurant que le rôle de l'État est « d'envisager l'ensemble des scénarios ».

Assumer ou rétropédaler ? Monique Barbut, une des représentantes de la société civile au sein du gouvernement Lecornu, découvre les charmes des polémiques médiatico-politiques. « Je vous le dis clairement, je pense qu'il est fort probable que d'ici la fin de l'été, on vive de nouvelles augmentations de température », confie-t-elle une nouvelle fois vendredi devant les journalistes qui suivent son déplacement. « Je ne suis pas Madame Météo », a-t-elle pourtant relativisé dans une interview au Parisien le matin même.

Il n'est pas certain que ce petit couac incite la ministre, déjà discrète, à se montrer plus présente dans les médias, alors que ses détracteurs pointent un manque d'engagement et une difficulté à exister. « Si elle était montée au créneau un peu plus vite, Sébastien Lecornu n'aurait pas été obligé de se mettre en avant » face aux critiques sur un manque d'anticipation de la canicule par les autorités, juge un membre du bloc central. « Ne pas être dans les médias à tout prix, c'est son souhait et sa décision, argumente l'entourage de la ministre auprès de franceinfo. Ça ne la fera pas changer d'avis. Elle se dit au final qu'elle a plus de poids quand elle obtient ses arbitrages ministériels ».

Des absences remarquées pour répondre aux députés

Cette intention tranche avec le profil politique de ses prédécesseurs. « Agnès Pannier-Runacher ou Christophe Béchu, on peut dire beaucoup de choses sur eux, mais ils incarnaient leurs ministères. Là, elle n'incarne rien. Je suis déçu par rapport à son profil », commente un député LR, rappelant son passé de présidente de l'ONG WWF et sa réputation d'habile négociatrice lors des grands sommets climatiques.

Monique Barbut n'est pas une adepte de la joute politique. Mardi, lors de la séance des questions au gouvernement (QAG) à l'Assemblée nationale, où il a été question de la canicule, c'est son ministre délégué qui a répondu aux parlementaires. Elle n'était pas présente. « Elle ne vient quasiment jamais aux QAG. On a l'impression que c'est Matthieu Lefèvre le ministre », commente la députée écologiste du Bas-Rhin Sandra Regol. « Heureusement qu'il y a Matthieu Lefèvre derrière elle », abonde notre député LR. « C'est inadmissible qu'une ministre avec ce rang protocolaire [4e place] ne vienne pas aux QAG ! » Pour Sandra Regol, « c'est un vrai souci, car la mission du député, c'est le contrôle de l'action du gouvernement. Ce n'est pas qu'une question d'incarnation : on s'interroge pour savoir si elle a la main sur les dossiers ».

Dans l'entourage de la ministre, on reconnaît « que les QAG ne sont pas l'exercice qu'elle préfère ». « Elle considère que c'est un théâtre, avec beaucoup de postures. Mais elle respecte le travail parlementaire. Les auditions en commission, où il y a des questions de fond dans un climat plus apaisé, sont un travail auquel elle prend beaucoup de plaisir ». Elle semble néanmoins avoir retenu la leçon puisque, le lendemain, elle a répondu à une question d'un député lors de la séance de mercredi.

« C'est le combat de ma vie depuis trente ans »

Vendredi, donc, elle a sacrifié au rituel de la visite sur le terrain, un incontournable de la communication de crise. « C'est l'occasion de sensibiliser l'opinion publique à la pollution de l'air, qui est une conséquence de la canicule », commente-t-elle pour justifier sa présence, « prévue de longue date », dans les locaux d'Airparif, l'organisme qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France. Elle met en avant son travail en commun avec la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, pour alerter les médecins généralistes sur le sujet.

« Sur la canicule, on n'a pas de réponse concrète. Un numéro vert et les conseils d'hydratation, ça ne peut pas suffire », tacle l'écologiste Sandra Regol. « Pour l'adaptation au changement climatique, elle n'attend pas les injonctions médiatiques ou politiques pour agir », défendent ses proches. « Si cet épisode peut servir de prise de conscience, tant mieux, mais le ministère de l'Ecologie n'est pas le ministère de l'urgence. Nous, c'est la politique de long terme que nous préparons », ajoutent-ils, citant le décret pris en janvier pour adopter une trajectoire de réchauffement de référence, servant de repère pour prendre en compte l'adaptation au climat futur dans toutes les politiques publiques. « Mais qui en a parlé ? », déplore l'entourage de Monique Barbut.

Ce qui ramène toujours à la question de la communication au sujet de la politique menée. La ministre tente-t-elle de rattraper son image avec ses interventions des derniers jours ? « Je ne force pas ma nature, mais j'espère être l'incarnation de mon ministère », répond-elle. « La question de l'adaptation au changement climatique est le combat de ma vie depuis trente ans. Je n'ai pas attendu d'être ministre, oppose-t-elle vendredi à une nouvelle question sur sa discrétion médiatique. C'est ma parole d'expert que je mets en œuvre aujourd'hui. Je pense être quelqu'un qui a suffisamment travaillé sur ces questions pour dire des choses justes qui impliqueront le gouvernement, mais pas que ce gouvernement, tous les gouvernements à venir ».

Qué observar

Perspectiva de IA — posibilidades, no hechos

  • La ministre pourrait adopter une communication plus affirmée suite aux critiques.

    Posible · En meses

Preguntas abiertas

  • La ministre changera-t-elle sa stratégie de communication ?
  • Comment le gouvernement gérera-t-il les futures prévisions météorologiques ?
  • L'engagement de la ministre sur le climat sera-t-il mieux perçu ?

Temas relacionados

This article was originally published by France Info.

Noticias relacionadas

Más sobre este temacanicule