Comprendre les frais Maker et Taker sur les plateformes de trading
En resumen
- L'article explique la distinction entre les ordres 'maker' et 'taker' sur les carnets d'ordres des plateformes de trading comme Kraken et Coinbase.
- Il détaille comment cette différence technique influence les frais payés par les traders, récompensant la patience des 'makers' qui apportent de la liquidité et facturant davantage les 'takers' qui la consomment immédiatement.
Resumen generado por IA
Por qué importa
Sur un carnet d'ordres, les 'makers' placent des ordres limites qui apportent de la liquidité, tandis que les 'takers' exécutent des ordres immédiats contre la liquidité existante.
Chacun son métier, les vaches seront bien gardées. Sur un carnet d’ordres, il n’y a que deux façons de participer au marché. Soit on pose un ordre qui attend son tour, soit on prend ce qui est déjà affiché. Le market maker (teneur de marché) place des ordres limites qui restent en attente et apportent de la liquidité : il « fait » le marché. Le market taker (preneur de liquidité), lui, envoie un ordre qui s’exécute immédiatement contre ce qui est déjà posté, généralement un ordre au marché.
Cette distinction, très technique en apparence, a une conséquence bien concrète : elle détermine les frais que paie chaque trader sur son carnet d’ordres préféré.
Le prix de l’impatience
La plupart des grandes plateformes appliquent une grille de frais différenciée pour récompenser ceux qui apportent de la liquidité, via un ordre limite qui patiente sur le carnet, et faire payer un peu plus ceux qui la consomment tout de suite.
Chez Kraken, plateforme agréée MiCA accessible aux Français, le principe est documenté noir sur blanc dans son barème officiel : sur Kraken Pro, le palier de base applique 0,40 % pour un ordre maker contre 0,80 % pour un ordre taker, un écart qui se resserre ensuite à mesure que le volume mensuel augmente, jusqu’à approcher 0 % de frais maker pour les plus gros comptes.
Chez Coinbase Advanced, la logique est identique. Un ordre au marché ou un ordre limite exécuté immédiatement paie le tarif taker, tandis qu’un ordre limite placé sous le prix du marché et exécuté plus tard paie le tarif maker, moins élevé, précise la documentation officielle de Coinbase. Sur les deux plateformes, la note grimpe mécaniquement pour qui veut être servi tout de suite.
Cette hiérarchie n’est pas qu’une affaire de comptabilité. Elle façonne aussi le comportement des traders actifs. Un particulier qui multiplie les allers-retours en ordres au marché finit, sans même s’en rendre compte, par payer un impôt invisible sur chacune de ses opérations, pendant que celui qui pose ses ordres à l’avance se fait rémunérer, ou presque, pour sa patience.
Pourquoi ce détail mérite votre attention
Un trader particulier n’a pas besoin de devenir teneur de marché professionnel pour tirer parti de cette mécanique. Il suffit de comprendre qu’un ordre posté à l’avance, plutôt qu’un ordre passé dans la précipitation, coûte souvent moins cher et s’exécute parfois à un meilleur prix. Sur un actif volatil ou en période de stress, la différence entre les deux comportements peut représenter bien plus que quelques points de base de frais, surtout une fois cumulée sur des dizaines d’opérations par mois.
Preguntas abiertas
- Quels sont les paliers de frais exacts pour les volumes intermédiaires sur chaque plateforme ?
- Comment les frais maker/taker varient-ils sur d'autres plateformes non mentionnées ?







