Controverse autour de Barbara Butch et LFI après un concert interrompu à Grenoble
En resumen
- À Grenoble, un concert de la DJ Barbara Butch a été interrompu par des militants LFI et propalestiniens.
- En cause, son soutien à une loi contre l'antisémitisme et une prestation prévue à Tel-Aviv.
- Le maire Insoumis de Saint-Denis a désavoué l'action, la qualifiant d'isolée.
Resumen generado por IA
Por qué importa
La France insoumise (LFI) est à nouveau plongée dans une affaire aux relents antisémites. Barbara Butch avait été défendue par LFI lors de sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques en 2024.
Depuis une semaine, La France insoumise (LFI) est à nouveau plongée dans une affaire aux relents antisémites. Samedi, à Grenoble (Isère), la DJ et icône LGBT, Barbara Butch, a vu son concert interrompu au bout d’une vingtaine de minutes par une section locale du mouvement ainsi que des militants propalestiniens. En cause, son soutien en avril dernier à la loi Yadan, qui visait à lutter contre «les nouvelles formes d’antisémitisme». Invité de TF1 vendredi matin, le maire Insoumis de Saint-Denis estime qu’il n’aurait «pas accueilli» l’artiste et martèle que le parti «a toujours été très clair sur la lutte antisémite».
«C’est une position qu’elle a prise sur une situation particulière, notamment avec un génocide qui est en cours. Nous ne pouvons pas invisibiliser cette situation», juge l’édile local, devenu la nouvelle coqueluche du parti depuis son élection en mars dernier. Et estime encore que «l’artiste s’est distinguée par ses positions». Au-delà de son soutien à la loi Yadan - qu’elle a depuis regretté - les troupes Insoumises lui reprochent aussi une prestation à l’ambassade de France à Tel-Aviv, en Israël, en juin 2025.
Or, avant de mettre la DJ de confession juive au ban, les figures du parti l’avaient défendu corps et âme lors de sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques en 2024. Elle était la figure principale de ce qui s’apparentait à la «Cène» chrétienne et avait été la cible de nombreuses attaques de la part du camp nationaliste.
L’élu de Saint-Denis a tenté de disculper le mouvement : «Notre parti n’a pas de part de responsabilités» et assume «une action isolée». Quant aux jets de projectile, qui ont obligé la DJ à quitter la scène, il assure être «en profond désaccord». Cette dernière avait décrit une scène d’une «violence inouïe». Des tracts étaient également distribués par les militants, la dépeignant avec du sang, devant un drapeau aux couleurs LGBT avec une étoile de David.
Preguntas abiertas
- Quelles seront les conséquences pour la section locale de LFI à Grenoble ?
- Comment LFI gérera-t-elle cette nouvelle controverse ?





