Ancien élève du collège-lycée de Bétharram face à son ex-surveillant mis en examen pour viol
L'essentiel
- Un ancien élève du collège-lycée Notre-Dame de Bétharram affrontera son ex-surveillant, mis en examen pour viol et agression sexuelle.
- L'établissement historique fermera ses portes cet été, un message fort pour les victimes.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Un ancien élève du collège-lycée Notre-Dame de Bétharram sera confronté à un ex-surveillant mis en examen pour viol et agression sexuelle. L'établissement historique ferme ses portes cet été suite à des révélations sur des violences.
Un ancien élève du collège-lycée catholique Notre-Dame de Bétharram dans les Pyrénées-Atlantiques sera confronté mercredi 1er juillet à 11 heures au tribunal de Pau à un ex-surveillant de l'établissement, mis en examen pour viol et agression sexuelle et incarcéré depuis février 2025.
Une confrontation "pour tous ceux qui ne peuvent pas avoir cette justice", témoigne Adrien Honoré au micro d'ICI Béarn Bigorre mercredi.
L'homme fait partie des rares victimes pour lesquelles les faits ne sont pas prescrits dans l'affaire Bétharram. Adrien Honoré accuse l'ex-surveillant, qu'il n'a pas revu depuis 21 ans, d'agressions sexuelles en 2004. "C'est quelqu'un qui dit qu'il ne s'est rien passé", explique l'ancien élève, ajoutant ne rien attendre de la confrontation "pour ne pas être déçu".
Adrien Honoré confie aussi au micro d'ICI Béarn Bigorre son soulagement, après l'annonce mardi par le secrétaire générale de l'enseignement catholique de la fermeture du site historique de Notre-Dame de Bétharram cet été. "C'est un message fort pour toutes les victimes, mais il ne faut pas qu'on oublie ce qu'il s'est passé là-bas", conclut-il.
Entre 700 et 1 500 enfants scolarisés de 1950 à la fin des années 1990 à Notre-Dame-De-Bétharram, près de Lourdes, et dans d'autres établissements de cette congrégation religieuse, ont été potentiellement victimes de violences sexuelles, physiques ou psychologiques, selon le rapport d'une ONG spécialisée dévoilé samedi 20 juin.
Questions ouvertes
- Combien de victimes seront reconnues ?
- Quelles sanctions pour l'ex-surveillant ?
- Y aura-t-il d'autres fermetures d'établissements ?






