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Baccalauréat 2026 : Les sujets de philosophie dévoilés pour les candidats
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Le Figaro Actualités15.06.2026Education3 dk okumaFrance

Baccalauréat 2026 : Les sujets de philosophie dévoilés pour les candidats

L'essentiel

  • Plus de 530 000 candidats au baccalauréat 2026 ont planché ce lundi 15 juin sur l'épreuve de philosophie.
  • Les sujets portaient sur le langage, le bonheur, la vérité, la technique et la justice, avec des textes de Nietzsche et Paul Ricoeur à commenter.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Le baccalauréat est un examen national français qui sanctionne la fin des études secondaires. L'épreuve de philosophie est traditionnellement la première épreuve écrite du baccalauréat général et technologique.

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Ce lundi 15 juin 2026, plus de 530.000 candidats planchent sur l’écrit de philosophie du bac. L’épreuve, prévue pour une durée de quatre heures, a lieu entre huit heures et midi. Au sein de la voie générale, les élèves ont eu le choix entre deux sujets de dissertation et un commentaire de texte.

Pour le bac général, les candidats sont tombés sur un sujet portant sur la notion du langage (Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? ), avec des ouvertures possibles vers la conscience, l’inconscient et la liberté. Le sujet 2 porte sur le bonheur (Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?) avec comme notions associées : la morale, la justice et la liberté. Enfin, le texte de Friedrich Nietzsche portait sur la notion de vérité, la science et la raison.

Les sujets sont corrigés par Olivier Dhilly, professeur de philosophie à la Maison d’éducation de la Légion d’honneur à Saint-Denis (93). À venir....

Les sujets tombés en philo (voie générale)

Sujet 1

Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?

Sujet 2

Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?

Sujet 3

Expliquer le texte suivant :

Les méthodes scientifiques sont une conquête de la recherche pour le moins aussi considérable que n’importe quel autre résultat : c’est en effet sur la compréhension de la méthode que repose l’esprit scientifique, et tous les résultats des sciences ne pourraient, si ces méthodes venaient à se perdre, empêcher un nouveau triomphe de la superstition et de l’absurdité. Les gens cultivés ont beau apprendre autant qu’ils veulent des résultats de la science, on s’aperçoit toujours à leur conversation, et particulièrement aux hypothèses qu’ils y proposent, que l’esprit scientifique leur fait défaut. Ils n’ont pas cette défiance instinctive contre les écarts de la pensée, qui, à la suite d’un long exercice, a pris racine dans l’esprit de tout homme de science. Il leur suffit de trouver sur un sujet une hypothèse quelconque, ils sont alors tout feu tout flamme pour elle et croient qu’ainsi tout est dit. Avoir une opinion signifie par là même chez eux : en devenir aussitôt fanatique et finalement la prendre à cœur comme une conviction. Ils s’échauffent, à propos d’une chose inexpliquée, pour la première idée qui leur passe en tête et qui ressemble à une explication. D’où résultent continuellement, notamment dans le domaine de la politique, les plus fâcheuses conséquences. C’est pourquoi chacun devrait de nos jours avoir appris à connaître au moins une science à fond ; alors il saura toujours ce que c’est qu’une méthode et combien est nécessaire la plus extrême prudence.

Friedrich NIETZSCHE, Humain, trop humain (1878)

Les sujets tombés en philo (voie technologique)

Pour la voie technologique, les candidats sont tombés sur un sujet portant sur la notion de vérité (Débattre, est-ce chercher la vérité ?). Le deuxième sujet portait sur la technique (La technique peut-elle être mauvaise ?). Enfin, le texte à commenter était un texte de Paul Ricoeur, dont le thème principal était la justice. Mais d’autres notions devaient être mobilisées : la violence, le droit, l’État et la morale par exemple.

Sujet 1 :

Débattre, est-ce chercher la vérité ?

Sujet 2 :

La technique peut-elle être mauvaise ?

Sujet 3 :

Expliquer le texte suivant :

On aurait tort de réduire la violence à l’agression, même élargie au-delà de l’agression physique – coups, blessures, mort, entrave à la liberté, séquestration, etc. ; il faut encore tenir compte de la plus tenace des formes de la violence, à savoir la vengeance, autrement dit la prétention de l’individu à se faire justice à lui-même. Au fond, la justice s’oppose non seulement à la violence tout court, ainsi qu’à la violence dissimulée et à toutes les violences subtiles auxquelles il vient d’être fait allusion², mais aussi à cette simulation de la justice que constitue la vengeance, l’acte de se rendre justice à soi-même.

En ce sens, l’acte fondamental par lequel on peut dire que la justice est fondée dans une société, c’est l’acte par lequel la société enlève aux individus le droit et le pouvoir de se faire justice à eux-mêmes – l’acte par lequel la puissance publique confisque pour elle-même ce pouvoir de dire et d’appliquer le droit ; c’est d’ailleurs en vertu de cette confiscation que les opérations les plus civilisées de la justice, en particulier dans la sphère pénale, gardent encore la marque visible de cette violence originelle qu’est la vengeance.

À bien des égards, la punition, surtout si elle conserve quelque chose de la vieille idée d’expiation³, demeure une forme atténuée, filtrée, civilisée de la vengeance.

Questions ouvertes

  • Quels seront les résultats de cette épreuve ?
  • Comment les correcteurs évalueront-ils les copies ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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