Canicule : le coût de l'inaction climatique pour l'école
L'essentiel
La canicule de juin a révélé le coût élevé de l'inaction climatique pour le système scolaire français, avec des milliers d'établissements fermés ou aux horaires aménagés, et des conditions difficiles pour élèves et personnels dans ceux restés ouverts.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
La canicule de juin a mis en lumière l'inadaptation des bâtiments scolaires français aux vagues de chaleur croissantes dues au réchauffement climatique.
La canicule qui a touché la France, du mercredi 17 au dimanche 28 juin, impose une réalité qu’il n’est plus possible d’éluder : pour l’école aussi, l’inaction climatique a un coût. Et il est de plus en plus élevé. Au cours de ce nouvel épisode caniculaire, jusqu’à 13 500 établissements scolaires ont dû fermer leurs portes ou aménager leurs horaires. Au sein de ceux qui sont restés ouverts, les enfants et les adultes ont souffert des effets d’une chaleur souvent écrasante, révélant le dénuement des équipes et l’incurie des réponses politiques.
Dans de multiples territoires, la débrouillardise a prévalu. Des parents et des enseignants ont eux-mêmes acheté et collé des couvertures de survie aux fenêtres sans volets. Des enfants de primaire ont assisté à des débats entre professeurs pour décider la répartition des ventilateurs, en nombre insuffisant pour toutes les classes. Des oraux du baccalauréat ont été reportés, ou se sont déroulés dans des sous-sols de lycées, voire dans un parking souterrain.
Ces situations indigentes naissent d’une situation bien connue : l’inadaptation de l’immense majorité des bâtiments scolaires aux vagues de chaleur, de plus en plus précoces, fréquentes et intenses du fait du réchauffement climatique. Un chantier aussi fondamental que titanesque pour assurer des conditions d’apprentissage et de travail pour 12 millions d’élèves et 1,2 million de personnels, et au sujet duquel les autorités publiques se renvoient la responsabilité.
Questions ouvertes
- Qui assumera la responsabilité des rénovations ?
- Quelles solutions seront mises en œuvre rapidement ?






