Chronic Wasting Disease: Risk to Humans?
La maladie du dépérissement chronique – chronic wasting disease ou CWD en anglais – est une maladie à prions mortelle qui touche les cervidés.
Présente-t-elle un risque pour les humains, comme ce fut le cas avec une autre encéphalopathie spongiforme, la maladie de la vache folle, en Europe dans les années 1990 ?
Jusqu’à présent, les études épidémiologiques n’ont pas montré d’augmentation de l’incidence de maladies à prions humaines, de type Creutzfeldt-Jakob, dans les régions où la CWD est endémique.
Mais une étude germano-canadienne publiée le 27 mai dans Science Advances suggère qu’il ne faut pas minimiser le risque et qu’il reste « nécessaire de poursuivre la surveillance », selon ses auteurs.
Hermann Schätzl (université de Calgary) et ses collègues ont su faire preuve de patience. Ils ont attendu en moyenne sept ans et demi après avoir infecté un groupe de macaques avec des extraits cérébraux de cervidés touchés par la CWD – soit par voie orale, soit par des injections intracérébrales.
Ils ont sacrifié ces primates pour voir si des protéines prions pathogènes responsables de la maladie pouvaient y être retrouvées.
Ce fut bien le cas, mais à de très faibles concentrations, en faisant appel à des techniques poussées d’amplification.
Ces protéines pathogènes ont pour propriété de modifier leur version normale en changeant leur configuration spatiale, ce qui conduit, par effet domino, à former des agrégats protéiques délétères pour le système nerveux.





