France: Heatwave followed by 20-degree drop, health impacts discussed
Une chute de 20 degrés en quelques jours. "Après une semaine caniculaire, pluies et orages reviennent sur le pays cette première semaine de juin, qui marque l'entrée dans l'été météorologique", écrit Météo France, mardi 2 juin. Après avoir mis en place un certain nombre de gestes et stratégies pour faire face à la chaleur, il faut désormais faire le processus dans le sens inverse. Face à ces changements brutaux de températures, comment le corps réagit-il et risque-t-on de tous tomber malade ? Éléments de réponse avec le docteur Matthieu Calafiore, médecin généraliste à Wattrelos, dans la métropole lilloise, dans le Nord.
"Le corps met en général une semaine pour s'habituer à un changement de température, explique le médecin. Mais là, on a eu une semaine de temps très très chaud, notre corps a commencé à s'habituer et d'un seul coup, il ne fait plus chaud. Donc le corps doit se déshabituer et se réhabituer à autre chose, c'est épuisant pour notre organisme."
"On s'habitue un peu plus rapidement quand on passe de chaud à froid"
Pour fonctionner correctement, le corps humain doit maintenir sa température autour de 37 degrés, via des mécanismes de thermorégulation. "Quand il fait très chaud, le corps essaye d'économiser l'eau, de faire en sorte que les échanges thermiques se passent un peu mieux pour éviter une déshydratation, le risque le plus important quand il fait très chaud", précise Matthieu Calafiore.
Les fortes chaleurs exposent aussi à des maux de tête, des nausées, des vertiges, de la fatigue, des troubles de concentration et des troubles de mémorisation. "Les étudiants qui sont en examen actuellement n'ont vraiment pas de chance avec ces variations-là", remarque le médecin.
"On s'habitue un petit peu plus rapidement, dans ce sens-là, quand on passe de chaud à froid, souligne le Dr Matthieu Calafiore. Mais le corps doit reproduire un peu plus de chaleur pour garder notre température corporelle aux alentours de 37 degrés. De ce fait, il va puiser dans les ressources et l'énergie, ça va nous fatiguer un peu plus aussi."
"Les bactéries ou les virus se moquent de la température extérieure"
Cela ne signifie pas qu'on tombe malade plus facilement. "Tomber malade au sens 'attraper une bactérie ou un virus', non, assure Matthieu Calafiore. Les bactéries ou les virus se moquent un peu de la température extérieure, qu'elle baisse ou qu'elle augmente. Par contre, notre corps peut être un peu plus fragilisé quand il a des variations de température, notre système immunitaire un petit peu moins efficace et donc oui, un virus ou une bactérie qui ne nous aurait pas trop embêté, contre qui on aurait pu se défendre, peut nous rendre malade."
Cette vulnérabilité accrue est d'autant plus importante que l'écart entre les températures est grand. Pour se préserver, quand la température baisse comme actuellement, le médecin invite à "se couvrir convenablement et ne pas jouer le cow-boy" en se disant que le corps a emmagasiné de la chaleur les jours précédents. "Et continuer à bien s'hydrater, insiste le docteur Calafiore. Faire attention à la couleur de ses urines, c'est comme ça qu'on sait si on est bien hydraté, si votre urine est jaune très foncée, c'est qu'il y a un problème vous n'avez pas bu assez." Pour lui, les températures autour de 20 degrés sont "des températures normales pour le corps où il n'a pas trop de difficulté à réguler sa propre température intérieure". Afin de traverser au mieux cette période, le médecin invite à "faire en sorte que son corps soit d'attaque pour affronter tout ce qu'il y a, parce que même en été, il y a des virus et des bactéries", rappelle-t-il.





