Découverte d'une "nécropole" de cétacés géante dans l'océan Indien
L'essentiel
- Une expédition géologique a découvert une "nécropole" de cétacés de plusieurs centaines d'individus, certains vieux de millions d'années, dans une faille de 1 200 km au sud-est de l'océan Indien.
- L'écosystème marin inconnu se nourrit sur les carcasses.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
La légende du "cimetière des éléphants", popularisée par David Livingstone, suggère que les pachydermes se rassemblent pour mourir. La science a réfuté cette idée anthropomorphe.
Le cimetière des éléphants est un mythe. Popularisée par l’explorateur écossais David Livingstone au milieu du XIXᵉ siècle, la légende qui voudrait que les pachydermes se rassemblent pour mourir a alimenté – et alimente toujours – littérature, cinéma, jeux vidéo et métaphores politiques. La science, elle, a tiré un trait sur cette construction largement anthropomorphe.
Les baleines vont-elles prendre le relais ? La découverte de la plus grande, la plus profonde, la plus ancienne « nécropole » de cétacés jamais observée promet en tout cas d’alimenter la machine à rêves. Dans un article publié dans la revue Nature le 10 juin, une équipe de chercheurs chinois, italiens et néo-zélandais dresse le détail d’une pêche miraculeuse : les restes de plusieurs centaines d’animaux, quelques individus morts récemment et d’autres vieux de plusieurs millions d’années, des espèces éteintes ou jamais observées, et un écosystème marin se nourrissant sur la bête et jusqu’ici inconnu. Le tout, réparti dans une faille de 1 200 kilomètres de long, au sud-est de l’océan Indien.
Tout a commencé par une expédition géologique. Le Global Hadal Exploration Program tente de mieux connaître les fonds marins de notre planète. Immergée entre 5 000 et 7 000 mètres sous la mer, la longue fracture Diamantina, constituée après la séparation de l’Antarctique et de l’Australie, il y a quelque 50 millions d’années, en fait partie. Pour l’explorer, l’Académie des sciences de Chine a mis à disposition le submersible Fendouzhe (« lutteur »). Et c’est en parcourant la faille que la caméra du drone a découvert, en février 2023, la première carcasse.
Questions ouvertes
- Quelle est la cause de cette concentration de cétacés ?
- Quelles sont les espèces éteintes découvertes ?
- Quelles sont les caractéristiques de ce nouvel écosystème ?






