Fin de quarantaine pour quatre passagers français du navire MV Hondius
L'essentiel
- Quatre passagers français du navire MV Hondius, isolés depuis six semaines à l'hôpital Bichat à Paris après une épidémie de hantavirus, vont enfin pouvoir sortir.
- Le virus, rare et sans vaccin, a causé trois décès et dix contaminations à bord.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Quatre passagers français du navire MV Hondius, touché par un foyer de hantavirus, terminent leur quarantaine de six semaines à l'hôpital Bichat à Paris. Le virus rare a causé trois décès et dix contaminations à bord.
Ils vont enfin pouvoir sortir. Après six longues semaines d'isolement, à l'hôpital Bichat situé à Paris, les quatre passagers français du navire MV Hondius voient leur longue quarantaine, qui avait débuté le 10 mai, prendre fin dimanche 21 juin. Le navire de croisière avait été touché par un foyer de hantavirus alors qu'il naviguait dans le sud de l'Atlantique.
Trois passagers sont morts, dix autres ont été contaminés par le virus, dont une Française qui est toujours en réanimation. Transmis par les rongeurs, le hantavirus est un virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. L'espèce andine responsable de l'épidémie à bord du navire est la seule souche de hantavirus connue pour pouvoir se transmettre d'un être humain à l'autre.
D'importants moyens déployés
Les quatre passagers français avaient été confinés dans des chambres à pression négative pour empêcher l'air de se diffuser, obligés de porter des masques pour faire quelques pas seuls dans le jardin de l'hôpital et soumis à des examens réguliers. Après un délai de 42 jours, sans aucun contact, ils ne représentaient plus aucun danger.
L'hôpital a déployé d'importants moyens pour les accueillir et pour soigner cette cinquième passagère française du navire testée positive dès son arrivée, elle est toujours en réanimation dans l'unité de haut isolement. "On a beaucoup travaillé sur l'isolement des patients et la protection des soignants, explique l'infectiologue Xavier Lescure qui dirige l'unité. À Bichat, la patiente a fait sa sixième semaine en réanimation et les cinq premières ont été faites en condition hautement sécurisante pour le personnel. Cela a mobilisé beaucoup de troupes car il faut dupliquer une équipe."
Questions ouvertes
- Quel est l'état de santé actuel de la passagère française en réanimation ?
- Comment le foyer de hantavirus s'est-il propagé à bord du navire ?




