Grayscale : les agents IA, nouveau moteur de demande pour les blockchains publiques
Ethereum, Solana, Worldcoin et Bittensor au cœur d'une nouvelle thèse d'investissement publiée par Grayscale.
L'essentiel
Selon un rapport de Grayscale, l'essor des agents IA stimulera la demande pour les blockchains publiques, mettant en avant Ethereum, Solana, Worldcoin et Bittensor.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Grayscale a publié le 11 août une thèse liant l'adoption des agents IA à l'utilisation des blockchains publiques.
Grayscale voit dans l’essor des agents IA un nouveau moteur de demande pour les blockchains publiques. Ethereum et Solana pour les paiements, Worldcoin pour la preuve d’humanité, Bittensor pour l’IA décentralisée. 4 réseaux se retrouvent au cœur de cette thèse publiée le 11 août.
Ethereum et Solana au cœur des paiements des agents IA
Zach Pandl, directeur de la recherche chez Grayscale, identifie 3 domaines où l’adoption de l’IA appelle des blockchains publiques : la finance agentique, l’enregistrement vérifiable des calculs et des réputations, et les réseaux d’IA ouverts.
Le premier domaine mobilise Ethereum et Solana.
Pour agir au nom de quelqu’un, un agent IA a besoin d’un portefeuille programmable capable de détenir et de déployer du capital sans intermédiaire. Cette activité appelle des micropaiements, un règlement transfrontalier instantané et une gestion automatisée du risque.
Le modèle actuel, construit autour du compte bancaire, de la carte et du formulaire de paiement, s’adapte mal à une machine qui doit régler quelques centimes pour interroger une API.
Une brique commence à répondre à ce besoin. Le 14 juillet 2026, la Linux Foundation a lancé la x402 Foundation avec 40 organisations membres. Parmi lesquels on retrouve Visa, Mastercard, American Express, Google, AWS, Stripe, Circle et la Solana Foundation.
Développé par Coinbase, le protocole est désormais porté par la Linux Foundation. Il donne une nouvelle utilité au code HTTP 402, longtemps resté inutilisé : un serveur qui exige un paiement répond 402 Payment Required. L’agent IA règle alors en stablecoins, relance sa requête et obtient l’accès.
Selon les chiffres affichés par x402, le protocole affiche 75,41 millions de transactions pour 24,24 millions de dollars de volume. Le volume reste modeste face au nombre d’opérations : environ 0,32 $ par transaction.
Ces paiements nécessitent aussi des stablecoins disponibles sur les réseaux utilisés. Ethereum en héberge environ 147 milliards de dollars et Solana environ 16 milliards, selon DeFiLlama.
Worldcoin et la preuve d’humanité face aux agents IA
Pour l’identité, Grayscale cite le service World ID de Worldcoin (WLD) comme exemple.
Une entreprise qui délègue des décisions à une IA doit pouvoir vérifier quels modèles, quelles données et quelles règles les ont produites.
En ligne, les utilisateurs doivent aussi pouvoir distinguer les comptes humains des agents IA. Et lorsqu’un agent est chargé d’un achat ou d’un investissement, il doit pouvoir s’appuyer sur un historique de réputation fiable.
Grayscale défend l’utilisation d’une infrastructure neutre et transparente pour conserver ces informations. Elles doivent rester hors du contrôle d’une entreprise ou d’un État.
World ID repose sur une vérification réalisée devant l’Orb, un appareil dédié qui traite les images de l’iris et du visage.
World indique que ces données sont chiffrées, transférées sur le téléphone de l’utilisateur puis supprimées de l’appareil. Le modèle soulève une question que la note de Grayscale ne développe pas. Celle de la confiance accordée à un dispositif biométrique pour établir la preuve d’humanité.
Bittensor veut ouvrir le marché de l’IA
Le troisième volet concerne la structure du secteur, avec Bittensor (TAO).
Le capital, la puissance de calcul et le contrôle se concentrent chez une poignée de laboratoires et d’hyperscalers, avec les questions de gouvernance, de biais et de censure qui accompagnent cette concentration.
Bittensor fonctionne selon une logique différente. Le réseau s’organise en sous-réseaux spécialisés qui produisent des ressources numériques : calcul, inférence, stockage ou prédiction. Les mineurs produisent ces ressources, les validateurs notent leur qualité, les créateurs de sous-réseaux définissent les règles d’incitation et les stakers soutiennent les validateurs.
Grayscale oppose cette ouverture au modèle fermé des grands laboratoires. L’enjeu sera d’attirer assez de puissance de calcul, de développeurs et d’utilisateurs pour peser face aux infrastructures centralisées.
L’infrastructure peut se jouer autrement que par les tokens
L’adoption des agents IA doit encore transformer ces besoins en flux économiques assez importants pour créer une vraie demande sur ces réseaux. Les 24,24 millions de dollars revendiqués par x402 pèsent peu face aux 299,8 milliards de dollars de stablecoins en circulation.
Acheter ETH, SOL, WLD ou TAO revient donc à cumuler 2 paris : celui de l’adoption, et celui du marché crypto avec sa volatilité.
Pour un investisseur, il existe aussi une manière de s’exposer à la DeFi avec une autre structure de risque. Des stablecoins peuvent être utilisés sur certains protocoles pour rechercher un rendement, sans dépendre directement de l’appréciation d’ETH ou de SOL.
Reste à savoir quelles stratégies utiliser, sur quels protocoles, et comprendre les risques avant d’y engager du capital.
Les agents IA représentent encore une activité émergente. Pourtant, les briques dont ils auront besoin commencent déjà à apparaître : paiements programmables, vérification de l’identité humaine et infrastructures d’IA décentralisées. Grayscale parie que les blockchains publiques seront au cœur de cette nouvelle économie.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
L'adoption croissante des agents IA augmentera l'utilisation des blockchains pour les micropaiements.
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