Incendie dans un camp de Roms à Nantes : 10 hectares détruits et des évacuations
Le feu, parti d'un barbecue, a entraîné l'évacuation de deux camps et d'une cinquantaine d'habitations, mobilisant 148 sapeurs-pompiers.
L'essentiel
- Un incendie s'est déclaré dans un camp de Roms à la Prairie de Mauves, Nantes, détruisant 10 hectares et provoquant l'évacuation de deux camps et d'une cinquantaine d'habitations.
- Parti d'un barbecue, le feu a mobilisé 148 pompiers.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Un incendie s'est déclaré dans un camp de Roms à Nantes, détruisant 10 hectares et entraînant l'évacuation de deux camps et d'une cinquantaine d'habitations.
Un incendie s’est déclaré dans un camp de Roms situé à la Prairie de Mauves, à Nantes, ce lundi 20 juillet en fin de journée. Les sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique sont sur place. Le feu est fixé mais plusieurs riverains ont dû quitter leur domicile par précaution.
Une épaisse odeur de fumée. Ce lundi 20 juillet, en fin d’après-midi, un incendie s’est déclaré dans un camp de Roms situé dans le secteur Moulin des marais du quartier Doulon, à Nantes.
Le feu est fixé. Cela signifie qu'il ne progresse plus. Dix hectares ont été détruits par les flammes.
Selon les premiers éléments, il serait parti d’un barbecue avant de se propager. Pour l’heure, des détonations sont entendues environ toutes les 30 secondes. Elles pourraient être liées à l’explosion de bonbonnes de gaz ou de pneus présents sur place.
Deux camps évacués
Au total, 148 sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique sont mobilisés sur place depuis 17 h 20, heure à laquelle l’alerte a été donnée. À l’aide de 43 engins, ils tentent de maîtriser l’incendie.
L'hélicoptère du SDIS est arrivé sur place aux alentours de 20 h 30. Il est en cours de reconnaissance de la zone.
La police informe que deux camps ont été évacués en raison de ce feu. Aucun blessé n'est à déplorer pour le moment.
Des habitants d'un camp racontent qu'une trentaine de caravanes sont parties en fumée sur le terrain où ils vivaient. "Il y a un petit camp à côté de nous qui a fait un barbecue, et le camp a pris feu. Le feu est arrivé jusqu’à nous et c’est parti partout. Il y avait beaucoup de bouteilles", détaille un homme.
Il poursuit : "On va voir ce qu’on va faire pour après ce soir. Le problème, c’est qu’on a plus où dormir."
"Ça fait peur"
Dans le quartier, le voisinage s’inquiète. Plusieurs habitants portent un masque chirurgical à l’extérieur de leur domicile afin de limiter l’inhalation de fumées et de particules fines issues de la combustion.
Certains riverains, présents depuis le début de l’incendie, affirment avoir entendu une explosion. D’autres, comme Didier, étaient absents depuis quelques heures et ont découvert la situation à leur retour. "Ça fait peur", répète plusieurs fois le riverain. Le Nantais confie ne pas savoir s’il pourra dormir chez lui ce soir.
Samuel, un autre habitant du quartier, se montre tout aussi préoccupé : "C’est inquiétant parce qu’on ne sait pas si ça va arriver jusqu’à chez nous. J’ai surtout peur pour mes animaux", confie-t-il, avant de relativiser, comme pour se rassurer : "C’est une crainte raisonnable. Ça va le faire."
Une cinquantaine d'habitations évacuées
Les habitants de la rue Saint-Médard, et alentours, sont évacués par précaution. "Ça risque d'être long, préparez un petit kit d'hygiène", conseille un CRS à une riveraine avant qu'elle ne quitte son domicile.
Isabelle fait partie des personnes évacuées. Elle n'a pris que son téléphone et ses papiers. Le ton de sa voix témoigne de son sentiment d'inquiétude : "Je ne m’attendais pas à ça, j’étais en train de me reposer tranquillement. Ça fait peur", assure-t-elle.
Quand les policiers sont venus frapper aux portes pour demander aux habitants de la rue Saint-Médard d'évacuer leur domicile, le branle-bas de combat s'est rapidement installé dans plusieurs maisons. "On a pris le minimum. Ça fait peur. On se rend compte qu'on est tous concernés. Avec le changement climatique, même en Loire-Atlantique, ça peut nous arriver", confie une riveraine.
D'autres habitants tentent d'être optimistes. "Avec la route en transversale, les flammes ne vont pas arriver jusqu'à chez nous", assure un homme.
Dans un communiqué, la préfecture indique qu’une "cinquantaine d’habitations à proximité de la rue Saint-Médard" ont été évacuées, soit environ 200 personnes. Le gymnase Raphaël-Lebel a été ouvert pour les accueillir, mais la plupart des résidents attendent dans l’espoir de pouvoir passer la nuit chez eux.
Les habitants des camps touchés par l’incendie, ceux de Moulin de Marais 3 et 4, y sont également mis à l’abri.
Par ailleurs, la ligne SNCF passant à proximité du bidonville est interrompue à la circulation.
Questions ouvertes
- Quelle est la cause exacte des détonations ?
- Quand les habitants pourront-ils regagner leurs domiciles ?
- Quel est le bilan définitif des dégâts matériels ?




