La France organise une réunion du G7 sur la sécurité des approvisionnements en engrais
Les ministres de l’agriculture des sept pays les plus industrialisés se réunissent lundi 8 juin pour évoquer l’explosion des prix des engrais azotés due au blocage du détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre en Iran
L'essentiel
- La France accueille lundi 8 juin une réunion des ministres de l’agriculture du G7 consacrée à la sécurité des approvisionnements en engrais.
- Depuis le début de la guerre en Iran fin février, le blocage du détroit d’Ormuz a immobilisé une partie de la production d’engrais azotés du Moyen-Orient, faisant bondir le prix de la tonne d’urée de 400 à plus de 800 euros.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
L’agriculture mondiale repose largement sur l’utilisation d’engrais azotés de synthèse pour la culture des céréales destinées à l’alimentation humaine et animale. Le lisier et le fumier fournissent de l’azote naturel, mais le modèle intensif actuel dépend fortement des engrais chimiques produits notamment au Moyen-Orient.
La France organise, lundi 8 juin à midi, une réunion des ministres de l’agriculture des pays du G7 (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) consacrée à la « sécurité des approvisionnements en engrais ». « Cette réunion permettra de partager les constats sur les difficultés actuelles rencontrées par les filières agricoles » en la matière, annonce le communiqué diffusé par le ministère vendredi 5 juin.
Depuis le début de la guerre en Iran, fin février, une partie de la production d’engrais azotés de synthèse mondiale, provenant du Moyen-Orient, est immobilisée par le blocage du détroit d’Ormuz, entraînant une explosion de leurs coûts. La tonne d’urée, le principal engrais azoté de synthèse utilisé en agriculture, se vend à plus de 800 euros, contre 400 euros avant le début du conflit.
L’azote est essentiel pour la croissance des végétaux. Il est présent dans le lisier et le fumier épandus sur les cultures et dans l’air, mais l’agriculture mondiale s’est développée sur un modèle intensif qui repose sur le recours à de l’azote de synthèse, en particulier pour la culture des céréales, qui est aussi destinée à l’alimentation animale pour la production de viande et de lait.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Les ministres du G7 devraient annoncer des mesures de coordination pour diversifier les sources d’approvisionnement en engrais et explorer des solutions à court et moyen terme.
Probable · En quelques semaines
Les prix des engrais azotés devraient rester élevés tant que le détroit d’Ormuz reste bloqué ou que des solutions alternatives ne sont pas mises en place.
Très probable · En quelques mois
Questions ouvertes
- Quelles mesures concrètes le G7 envisage-t-il pour sécuriser les approvisionnements en engrais ?
- Quelles seront les conséquences exactes sur les prix des céréales et des produits alimentaires dans les mois à venir ?
- Les pays du G7 disposent-ils de stocks stratégiques d’engrais suffisants pour faire face à la crise ?
- Existe-t-il des solutions alternatives rapides pour réduire la dépendance aux engrais azotés de synthèse ?





