La France, un pôle d'attraction pour les étudiants sud-coréens
L'essentiel
Un nombre croissant d'étudiants sud-coréens choisissent la France pour leurs études supérieures, attirés par l'excellence des universités et la tradition de recherche fondamentale, notamment dans les domaines scientifiques.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
La France attire de plus en plus d’étudiants sud-coréens pour ses études supérieures, notamment dans les domaines scientifiques.
Hugo, Maupassant, Saint-Exupéry… Jisoo Han, 30 ans, liste les auteurs français qu’elle a tant aimés comme lycéenne à Séoul. « Puis j’ai voulu lire ces livres dans leur version originale », se souvient-elle. Quoi de mieux que Paris pour étudier le français et les lettres modernes ? L’université Sorbonne-Paris Nord lui a ouvert ses portes sans difficulté en 2016. En 2018, Sanghyeop Lee étudie en deuxième année de licence de la filière scientifique de la très sélective université Konkuk, à Séoul. Il veut pousser plus loin son parcours en physique. Rejoindre le magistère de physique fondamentale d’Orsay de l’université Paris-Saclay lui semble alors être le meilleur choix. Lors de l’année universitaire 2024-2025, ils étaient 2 375 étudiants sud-coréens à avoir choisi la France pour suivre un cursus d’enseignement supérieur, contre 2 244 en 2020. L’Hexagone est le 6e des pays d’accueil des étudiants originaires de Corée du Sud, encore loin derrière le premier, les Etats-Unis, qui en comptait plus de 40 000 en 2023. Sanghyeop Lee, 31 ans, est aujourd’hui doctorant et termine sa thèse au sein de l’Institut d’optique Graduate School de Paris-Saclay. « Je travaille sur un microscope à gaz quantique, un dispositif qui permet d’observer des atomes ultrafroids un par un », tente-t-il de simplifier. Le chercheur a choisi la France pour une « tradition forte en recherche fondamentale ». En posant ses valises en Essonne, le physicien s’est donné les moyens d’être à la pointe dans son domaine. « J’ai fait le bon choix », estime-t-il. Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le mégaprojet ITER avance lentement mais sûrement Gagner en compétence en étudiant en France, c’est également la voie choisie par Siyeon Park, 26 ans, qui termine son cursus en génie mécanique à l’université nationale de science et technologie de Séoul (SeoulTech) par un semestre à l’Institut polytechnique des sciences avancées (IPSA), à Ivry-Sur-Seine (Val-de-Marne). « J’ai choisi la France parce que je pense que sa technologie en ingénierie aérospatiale fait partie des meilleures au monde, et je voulais apprendre de cette expertise », témoigne-t-il.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Augmentation continue de l’attrait de la France pour les étudiants sud-coréens dans les domaines scientifiques.
Probable · En quelques années
Questions ouvertes
- Quels sont les défis potentiels pour les étudiants sud-coréens en France ?





