Le Baccalauréat : Une Institution Ancienne et Toujours Controversée
L'essentiel
- Les résultats du bac 2026 sont tombés le 7 juillet, ravivant les polémiques habituelles.
- L'examen, créé il y a plus de deux siècles, a vu son nombre de candidats exploser en 1966, passant de 159 000 à 220 000, et le taux de réussite était de 31,5%.
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Pourquoi c'est important
Le baccalauréat, créé il y a plus de deux siècles, suscite chaque année des polémiques. L'année 1966 a vu une augmentation significative du nombre de candidats.
Chaque année, le bac connaît son lot de polémiques, revendications et anathèmes. Les résultats du bac 2026 tombent ce 7 juillet, et cette année, les conditions du passage de l’examen en période de canicule ou les consignes du ministre de l’Éducation sur la maîtrise du français ont été fortement commentées. C’est en réalité depuis sa création il y a plus de deux cents ans, que le baccalauréat fait couler beaucoup d’encre et pas seulement celle des stylos des lycéens. Le bac «cuvée 1966» par exemple, il y a tout juste soixante ans. C’est une année particulière. L’examen probatoire en fin de première a été supprimé l’année précédente, laissant passer en terminale une horde d’étudiants venus grossir comme jamais le nombre de candidats au bac.
Pas moins de 220.000 candidats se présentent contre 159.000 l’année précédente. Un chiffre encore très éloigné des 730.000 élèves de terminale qui se présentent en 2026, dont 400.000 en voie générale. En 1966, les filières technologique et professionnelle n’ayant pas encore été créées, le bac se divise en cinq séries dont trois principales: Philosophie, la plus prisée des élèves, Sciences expérimentales et Mathématiques élémentaires, de plus en plus boudée par les lycéens. Mathématiques et Technique et Technique et Économie ne rassemblent qu’une dizaine de milliers de candidats.
Comme une mauvaise fièvre
«Les candidats consciencieux n’ont pas lieu de s’inquiéter» déclare à l’époque le ministre de l’éducation, Christian Fouchet, au Figaro. Et pourtant ils le sont, inquiets. Quelles seront les consignes des examinateurs? Durcir les notes pour endiguer le flot d’aspirants aux études supérieures? Ou bien conserver un taux de réussite équivalent à celui des années précédentes? Au risque de galvauder l’examen et envoyer à l’échec nombre d’étudiants trop faibles. Les parents s’en mêlent, réclament l’indulgence des jurys. Ils ne l’obtiendront pas. Devenu un «phénomène affectif» engageant parents et enfants, le baccalauréat provoque chaque année «une sorte de mauvaise fièvre» prête à déborder au moindre accroc dans l’organisation des épreuves, souligne le quotidien. À l’issue des examens de juin, 31,5% des candidats sont admis. Pour les recalés, tout l’espoir est mis dans la session de rattrapage de septembre.
Questions ouvertes
- Quelles seront les consignes exactes des examinateurs ?
- Comment le bac sera-t-il géré face aux futures canicules ?





