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Liban : des "zones pilotes" pour tester un retrait israélien sur fond de négociations à Rome
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France Infoil y a 7 heuresMonde1 min de lectureFrance

Liban : des "zones pilotes" pour tester un retrait israélien sur fond de négociations à Rome

Des négociations indirectes s'ouvrent à Rome pour négocier un éventuel retrait israélien du sud du Liban, tandis que les habitants d'un village test partagent entre espoir de retour et désolation.

L'essentiel

  • Des négociations sous médiation américaine s'ouvrent à Rome pour évoquer un retrait israélien du sud du Liban via des "zones pilotes".
  • Au village de Zaoutar El-Gharbiyé, des habitants déplacés tentent de regagner leurs terres détruites malgré une occupation partielle.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Des discussions sous médiation américaine se tiennent à Rome pour tester un retrait progressif de l'armée israélienne au sud du Liban via des zones pilotes.

Taille de police

Au Liban, des "zones pilotes" doivent servir de laboratoire à un possible retrait progressif de l'armée israélienne du sud du pays. C'est précisément l'un des enjeux des nouvelles négociations entre le Liban et Israël, sous médiation américaine, qui s'ouvrent mardi 4 août à Rome et doivent durer jusqu'au 6 août. Ce retrait demeure toutefois très incertain. Le Hezbollah rejette tous les pourparlers et l'armée israélienne ne donne, pour le moment, aucun signe d'un départ complet.

Le village de Zaoutar El-Gharbiyé fait partie de la zone pilote où l'armée libanaise doit se redéployer à mesure du retrait israélien. Dans une file de voitures, Fatma rentre chez elle après des mois d'absence. Elle raconte que "des soldats israéliens s'étaient installés dans [sa] maison : la moitié est en ruines et l'autre a brûlé. Mais nous retournons sur notre terre. Rien que sentir son odeur, ça nous suffit."

Autour du village, des soldats de l'armée libanaise sont chargés de garder le contrôle de cette toute petite poche au sud du Liban et d'empêcher la présence du Hezbollah. L'armée doit aussi assurer le retour des civils déplacés de force, comme l'explique le maire du village : "On nous a fait une promesse de sécurité et de protection. Parce que l'armée israélienne est toujours à nos portes. Si on regarde, on peut même les voir d'ici ! Toutes nos maisons sont à terre. Et le retour est d'autant plus dur qu'il n'y a plus d'eau, d'électricité ni plus aucun service de base."

Aux alentours de Zaoutar El-Gharbiyé, le sud du pays est dévasté. Le village lui-même est scindé en deux. Une partie orientale est même encore occupée par l'armée israélienne qui a profité du cessez-le-feu pour y arracher des centaines d'oliviers. Jumana habite cette zone occupée et à quelques kilomètres de là, elle manifeste avec d'autres habitants pour réclamer le droit de rentrer chez elle, elle dénonce un "village qu'ils ont désigné comme 'zone pilote' [qui] ne [leur] a en fait été rendu qu'à moitié, il m'est toujours interdit de pénétrer dans l'autre partie." Jumana juge même cette décision "absurde".

"Où est cette souveraineté dont l'État nous a parlé ? On nous avait dit que l'armée allait pouvoir contrôler vraiment ce territoire mais moi je ne peux regarder ma maison que de loin. Elle est très proche, mais encore hors d'atteinte", déplore-t-elle. Au sud du Liban, l'armée israélienne occupe encore plusieurs centaines d'hectares de terres. Le ministre de la Défense israélien Katz revendiquait lundi avoir rasé 24 villages, où les civils, selon ses mots, "n'auront nulle part où retourner".

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • Négociations entre le Liban et Israël à Rome du 4 au 6 août

    Très probable · En quelques jours

Questions ouvertes

  • Quel sera le résultat des négociations de Rome ?
  • L'armée libanaise parviendra-t-elle à contrôler l'ensemble de la zone pilote ?

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This article was originally published by France Info.

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