Premier ministre Sébastien Lecornu réunit le comité interministériel contre la criminalité organisée
L'essentiel
Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunit pour la première fois le comité interministériel contre la criminalité organisée pour lutter contre le narcotrafic.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le gouvernement français fait face à une recrudescence des meurtres liés aux trafics de drogue.
Une première réunion non concluante. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni pour la première fois, vendredi 29 mai, le comité interministériel consacré à la lutte contre la criminalité organisée, qui "a changé de nature et de dimension", selon l'entourage du Premier ministre. Sébastien Lecornu a exigé auprès de ses ministres "un changement d'échelle de la réponse" face au narcotrafic, a fait savoir cette même source. Il a estimé que les propositions formulées par ses ministres étaient "techniques et insuffisantes".
"Matignon va s’investir dans le dossier car cela ne saurait être seulement que le sujet du ministre de l’intérieur Laurent Nuñez et du garde des Sceaux Gérald Darmanin", a ajouté le Premier ministre. Le ministre de l'Education, "Édouard Geffray, (...) sera également une partie prenante de première ligne sur ce dossier", a-t-il annoncé. Son entourage a également annoncé qu'un nouveau comité se tiendra prochainement "avec une méthode différente".
Impliquer l'ensemble du gouvernement
Après des réunions d'urgence à l'Elysée, l'exécutif entend impliquer l'ensemble du gouvernement pour mener "la guerre" aux narcotrafiquants, dans un contexte de recrudescence des meurtres liés à ces trafics. En première ligne sur ce dossier, Laurent Nuñez plaide depuis plusieurs semaines pour une action plus globale. Le ministre de l'Intérieur plaide pour que cette "guerre", comme il la nomme, ne puisse pas être menée par son seul ministère.
Depuis le début de l'année, le gouvernement fait face à une succession de meurtres liés à ces trafics de drogue, avec une implication croissante de mineurs, en tant que victimes ou auteurs. L'ensemble des services compétents et les ministres présents ont ainsi souligné les "profondes mutations en cours" de la criminalité organisée, marquée par sa "mondialisation", sa "numérisation", son "rajeunissement", et sa "désinhibition". Douze ministres étaient autour de la table, parmi lesquels Laurent Nuñez (Intérieur), Jean-Pierre Farandou (Travail), Gérald Darmanin (Justice), Edouard Geffray (Education) ou encore Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), ainsi que la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.





