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Sans doute pour familiariser les élèves avec la complexité qu’ils retrouveront plus tard sur Parcoursup, les collégiens passent depuis 2008 par la plateforme Affelnet-Lycée.
Le ministère de l’Éducation nationale continue pourtant de présenter cet outil comme une simplification des démarches. Dans les faits, le dispositif apparaît plutôt complexe et évolue régulièrement, au gré des ajustements propres à chaque académie.
À Paris notamment, le rectorat modifie fréquemment les règles avec un objectif affiché : renforcer la mixité sociale. Cela s’est traduit par l’introduction de secteurs de proximité, la mise en place d’un bonus lié à l’indice de position sociale (IPS) - destiné à avantager les élèves issus des collèges les plus défavorisés - ou encore l’intégration des lycées privés dans la procédure. Ces derniers doivent toutefois être formulés en premier vœu pour être pris en compte, une contrainte qui vaut également pour certains établissements publics dits d’excellence : Louis Le Grand et Henri-IV.
Dans un communiqué détaillant les règles applicables cette année, le rectorat de Paris insiste pourtant sur une volonté de « stabilité » et de « continuité ».
Quelques évolutions notables sont néanmoins à signaler. La prise en compte du socle commun de compétences - censé regrouper les connaissances et aptitudes essentielles aux élèves pour devenir de bons citoyens - disparaît. Le bonus IPS est également revu, avec désormais quatre niveaux distincts selon l’établissement d’origine. Enfin, la fin de la conversion des notes en points : auparavant, une note de 15 ou de 20 rapportaient le même nombre de points.
Un système souvent jugé kafkaïen, y compris par des parents pourtant rompus aux arcanes de l’administration française. Et dont les résultats interrogent, au regard de l’objectif affiché de brassage social. Les dernières données sur l’indice de position sociale (IPS) moyen par établissement indiquent une nouvelle progression des lycées privés parmi les établissements les mieux dotés de la région francilienne. Le Figaro décrypte ces évolutions pour l’ensemble des lycées proposant une seconde générale et technologique dans la région.

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