Afrique du Sud : Manifestations antimigrants sans incidents majeurs
Quick Look
- En Afrique du Sud, des milliers de personnes ont manifesté le 30 juin à l'appel du mouvement antimigrants March and March.
- Malgré les craintes de violences xénophobes, les cortèges à Johannesburg, au Cap et à Durban se sont déroulés avec un nombre limité d'incidents et aucun mort, soulageant le gouvernement.
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Why It Matters
Le mouvement antimigrants March and March avait donné aux étrangers en situation irrégulière jusqu'à fin juin pour quitter le pays, faisant craindre des émeutes xénophobes sanglantes.
En Afrique du Sud, la journée de tous les dangers s’est finalement déroulée sans dégâts majeurs. Mardi 30 juin, des milliers de personnes ont défilé dans les grandes villes, à l’appel du mouvement antimigrants March and March. Ce groupe, inconnu du grand public il y a quelques mois, avait donné aux étrangers en situation irrégulière jusqu’à la fin juin pour rentrer dans leur pays, faisant planer la menace d’une répétition des émeutes xénophobes sanglantes que l’Afrique du Sud a connues par le passé.
Mais à Johannesburg, au Cap et à Durban, les cortèges ont été émaillés d’un nombre limité d’incidents, qui n’ont fait aucun mort, au grand soulagement du gouvernement de Pretoria, qui avait mobilisé des moyens de police très importants. « La ville est déserte, ça ressemble à l’époque du Covid », dit avec le sourire, en début de journée, la serveuse d’un café de Durban, le grand port du sud-est du pays, capitale économique de la province du Kwazulu-Natal. A part quelques joggeurs insouciants et les habituels mendiants aux carrefours, le cœur de l’agglomération de 4 millions d’habitants est à l’arrêt.


