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BackAndy Burnham, le « roi du Nord », élu député, peut-il ravir le poste de premier ministre à Keir Starmer ?
Andy Burnham, le « roi du Nord », élu député, peut-il ravir le poste de premier ministre à Keir Starmer ?
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Le Monde6/19/2026Politics5 min readFrance

Andy Burnham, le « roi du Nord », élu député, peut-il ravir le poste de premier ministre à Keir Starmer ?

Quick Look

  • Andy Burnham, maire travailliste du Grand Manchester, a été élu député lors d'une législative partielle, le plaçant en position de défier le premier ministre Keir Starmer, très impopulaire.
  • Burnham, surnommé le « roi du Nord », prône une politique plus à gauche et pourrait forcer Starmer à démissionner.

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Why It Matters

Andy Burnham, maire populaire du Grand Manchester, a été élu député, se positionnant comme un rival potentiel pour le premier ministre Keir Starmer, dont l'impopularité grandit au sein du Parti travailliste.

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Les jours de Keir Starmer au 10 Downing Street paraissent plus que jamais comptés. Le maire travailliste du Grand Manchester, Andy Burnham, a été élu député, vendredi 19 juin, lors d’une législative partielle. Une victoire qui le place en bonne position pour espérer ravir son poste au premier ministre britannique.

Avec 54,8 % des voix, Andy Burnham, 56 ans, ex-ministre sous Gordon Brown et maire de Manchester depuis 2017, a largement devancé Robert Kenyon (34 %), candidat du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, dans la circonscription de Makerfield, proche de Manchester.

Reform, pourtant en tête des sondages nationaux depuis des mois et vainqueur d’élections locales dans cette région début mai, subit ainsi un important revers. Il a aussi pâti de la concurrence d’un nouveau parti, Restore Britain, plus à l’extrême droite encore, dont la candidate Rebecca Shepherd a recueilli près de 7 % des voix.

« Je le dis à mon propre parti : c’est une dernière chance de changer », a lancé Andy Burnham après l’annonce des résultats, dans un discours à Wigan, où se déroulait le dépouillement du scrutin marqué par une forte participation. « Tout le monde sait que la politique ne marche pas, tout le monde peut sentir que le pays n’est pas actuellement là où il devrait être, et cela peut être un tournant. »

M. Burnham, surnommé le « roi du Nord », est le plus populaire des responsables travaillistes selon l’institut YouGov. Mais il ne pouvait prétendre diriger le Labour et devenir premier ministre sans retrouver préalablement un siège de député. Il avait déjà été candidat malheureux à la tête du parti en 2010 et 2015.

Désormais élu, Andy Burnham, qui prône une politique plus à gauche pour le Labour, apparaît le mieux placé pour évincer Keir Starmer. Très impopulaire, le premier ministre est contesté depuis des mois au sein du parti, et plus encore depuis la démission, la semaine dernière, de son ministre de la défense et de son secrétaire d’Etat aux armées.

Pourfendeur du « néolibéralisme », M. Burnham affiche notamment sa volonté de redynamiser les régions en difficulté, à l’image du renouveau qu’il a incarné à Manchester, ex-bastion industriel. Pour rassurer des marchés inquiets, il s’est néanmoins engagé à tenir les objectifs d’équilibre budgétaire fixés par l’actuelle ministre des finances, Rachel Reeves.

Pourtant, au-delà de son investiture comme député, attendue lundi, la façon dont il compte maintenant défier Starmer est incertaine, et les médias britanniques comme le Times ou le Guardian spéculent sur les scénarios possibles.

Le plus rapide, selon Andrew Fisher, ex-directeur politique du Labour sous Jeremy Corbyn, serait que le Labour se rassemble largement autour de Burnham et que Keir Starmer démissionne. Ce qui permettrait au parti de désigner formellement Andy Burnham à sa tête dans les jours qui viennent selon le Guardian, et d’éviter une élection interne au Labour potentiellement fratricide.

Mais le premier ministre n’a montré jusqu’ici aucun signe qu’il pourrait quitter volontairement le pouvoir. « Je ne vais pas partir, je vais me battre », a-t-il répété mercredi sur Sky News, d’Evian, où il participe au G7.

Selon un autre scénario, plus probable selon le Times, le premier ministre accepterait de s’en aller, mais seulement après la conférence annuelle du Labour fin septembre. Au risque de paralyser l’action gouvernementale dans l’intervalle.

D’autres hypothèses encore verraient M. Burnham et ses alliés forcer la main à M. Starmer, soit en brandissant la menace de démissions de poids lourds de son gouvernement, soit en déclenchant une élection interne.

Ce dernier cas supposerait qu’Andy Burnham réunisse le soutien de 81 parlementaires, mais sa popularité parmi les quelque 400 députés travaillistes est telle qu’il y arriverait sans peine. Cette solution, qui prendrait des semaines et pourrait éroder sa popularité, n’est cependant clairement pas sa préférée.

L’ancien ministre de la santé Wes Streeting, autre rival de Keir Starmer qui a démissionné après la défaite du Labour aux élections locales de mai, a, lui, affirmé dès mercredi avoir les 81 parrainages nécessaires et s’est dit prêt à lancer les hostilités, peut-être dès la semaine prochaine.

M. Streeting a cependant estimé qu’il fallait d’abord laisser à M. Starmer le « temps de la réflexion » ce week-end. Avec l’espoir que le premier ministre en ressorte convaincu de la nécessité de jeter l’éponge.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Keir Starmer pourrait démissionner après la conférence annuelle du Labour en septembre.

    Possible · Within months

  • Andy Burnham pourrait être désigné leader du Labour sans élection interne si Starmer démissionne rapidement.

    Possible · Within weeks

Open Questions

  • Quand et comment Keir Starmer quittera-t-il le pouvoir ?
  • Quel sera le scénario exact de la succession ?
  • Comment Burnham unifiera-t-il le parti ?

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This article was originally published by Le Monde.

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