Banque de France envisage un scénario de croissance "positif"
Quick Look
- La Banque de France, via son gouverneur Emmanuel Moulin, a évoqué un scénario de croissance "positif" pour la France, s'appuyant sur la baisse des prix du pétrole et le cessez-le-feu au Moyen-Orient.
- Cette perspective contraste avec ses prévisions initiales révisées à la baisse.
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Why It Matters
La Banque de France a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la France, mais des événements récents comme un accord entre l'Iran et les États-Unis, et une baisse du prix du pétrole, pourraient modifier ces perspectives.
Le gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin a envisagé ce jeudi 25 juin la possibilité d'un «scénario positif» pour la croissance française, alors que l'institution avait considérablement abaissé sa prévision annuelle à la mi-juin.
«Notre prévision, c'est une croissance proche de zéro» (au deuxième trimestre, après déjà -0,1% au premier), a-t-il rappelé, ce qui a entraîné une révision de 0,4 point de la prévision annuelle précédente, à 0,5%, le 16 juin.
Le jour suivant, l'Insee, qui avait semble-t-il eu plus de temps pour intégrer l'annonce le week-end précédent d'un accord entre l'Iran et les États-Unis, avait publié ses propres prévisions, envisageant pour sa part un deuxième trimestre à 0,3% pour une croissance annuelle de 0,7%.
«Espérons qu'ils aient raison», a déclaré le gouverneur à Paris, lors de la grande assemblée des Entrepreneurs, le nouveau nom de la CPME.
«On a aujourd'hui le cessez-le-feu, la baisse du prix du pétrole, donc ça, c'est plutôt des bonnes nouvelles qui nous orientent plutôt vers un scénario positif que sur un scénario dégradé», a-t-il ajouté.
Trois scénarios alternatifs
La Banque de France avait en effet publié trois scénarios alternatifs à son scenario central : un défavorable, un très défavorable et un plus favorable, proche du scénario de base mais avec un rebond plus rapide en 2027, et fondé sur une baisse plus rapide et marquée du prix des hydrocarbures.
Emmanuel Moulin a noté aussi que, dans les prévisions de juin arrêtées sur des données de mai, «on était sur un prix du pétrole moyen sur l'année à peu près de 97 dollars, ce qui est au-dessus de ce qu'on vit aujourd'hui».
Jeudi, les cours du pétrole baissaient encore, retombant à des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
À la mi-journée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, valait 72,64 dollars, et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, 69,49 dollars.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Croissance française proche de zéro au T2, avec un rebond possible en 2027.
Possible · Short term
Open Questions
- Quelle sera l'ampleur du rebond économique ?
- Les prix du pétrole resteront-ils bas durablement ?





