Breaking
ESJunta de Andalucía sancionada por ceder datos de 525.000 menores a MicrosoftESLos condenados de "La Manada" siguen en prisión diez años despuésESSky compra la unidad de medios de ITV por hasta 1.900 millones de eurosESMomenta Global busca una valoración de 8.000 millones de euros en su OPV pese a la competenciaESSánchez busca aprobar los Presupuestos de 2027 como "escaparate electoral" ante la falta de apoyosESEl PP busca votos en el País Vasco seduciendo al electorado del PNVESInvestigación israelí: El gobierno de Netanyahu impulsa la anexión de facto de Cisjordania a "ritmo sin precedentes"ESValencia acoge el laboratorio de la ONU para la gobernanza de la IAESLa cumbre de la OTAN en Ankara, diseñada para aplacar a TrumpESTécnicas Reunidas: De la crisis a la recuperación bursátil impulsada por contratos y el ciclo energéticoESJunta de Andalucía sancionada por ceder datos de 525.000 menores a MicrosoftESLos condenados de "La Manada" siguen en prisión diez años despuésESSky compra la unidad de medios de ITV por hasta 1.900 millones de eurosESMomenta Global busca una valoración de 8.000 millones de euros en su OPV pese a la competenciaESSánchez busca aprobar los Presupuestos de 2027 como "escaparate electoral" ante la falta de apoyosESEl PP busca votos en el País Vasco seduciendo al electorado del PNVESInvestigación israelí: El gobierno de Netanyahu impulsa la anexión de facto de Cisjordania a "ritmo sin precedentes"ESValencia acoge el laboratorio de la ONU para la gobernanza de la IAESLa cumbre de la OTAN en Ankara, diseñada para aplacar a TrumpESTécnicas Reunidas: De la crisis a la recuperación bursátil impulsada por contratos y el ciclo energético
Newsgather
BackBCE : L'euro numérique, une réponse à la domination des stablecoins
BCE : L'euro numérique, une réponse à la domination des stablecoins
Developing
Journal du Coin6/2/2026Business4 min read

BCE : L'euro numérique, une réponse à la domination des stablecoins

Quick Look

  • La BCE, via Isabel Schnabel, critique les stablecoins (USDT, USDC) pour leur risque de liquidité et leur opacité.
  • Elle propose un euro numérique traçable pour contrer l'infrastructure privée de 300 milliards de dollars.

AI-generated summary

Why It Matters

La BCE, par la voix d'Isabel Schnabel, exprime des préoccupations quant aux risques de liquidité et à l'opacité des stablecoins privés (USDT, USDC). Ces derniers, qui pèsent 300 milliards de dollars, fonctionnent sur un modèle similaire aux fonds monétaires des années 1970, avec un décalage structurel de liquidité accentué par la blockchain.

Font size

Le 1er juin 2026, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a posé un diagnostic très clair sur le marché mondial des stablecoins depuis Séoul. Face à l’essor d’une infrastructure privée pesant 300 milliards de dollars, la Banque centrale européenne avance sa solution avec un euro numérique centralisé et entièrement traçable. L’objectif officiel est de ramener les flux de paiement dans le giron du système bancaire traditionnel. Pour ceux qui gèrent leur capital hors du système bancaire, comprendre ce que les institutions construisent n’a rien d’accessoire.

Cet article contient des liens d’affiliation vous permettant de soutenir le travail quotidien des équipes du Journal Du Coin.

Le risque de liquidité selon la BCE

À Séoul, Isabel Schnabel a comparé le fonctionnement de l’USDT et de l’USDC à celui des fonds monétaires des années 1970. Les deux structures partagent le même principe où l’émetteur promet qu’un jeton vaut toujours un dollar, puis utilise les fonds pour acheter des bons du Trésor et des titres de dette à court terme.

L’investisseur dispose d’une liquidité immédiate sur son écran tandis que les fonds réels sont engagés dans des lignes de crédit.

Ce mécanisme engendre un décalage structurel de liquidité. En cas de retraits simultanés, l’émetteur serait forcé de revendre ses créances en urgence et de liquider ses positions à perte pour obtenir des espèces.

Ce scénario s’est produit en septembre 2008 avec le Reserve Primary Fund américain, dont la valeur de la part est tombée sous un dollar après la faillite de Lehman Brothers, ce qui a immédiatement bloqué le marché du financement à court terme.

Selon la BCE, la blockchain accentue ce décalage technique car les jetons circulent en continu, 24 heures sur 24, alors que les marchés traditionnels ferment le week-end et appliquent des délais de règlement de 24 à 48 heures.

Une panique déclenchée un samedi confronte ainsi l’émetteur à l’impossibilité physique de liquider les actifs obligataires avant le lundi matin.

Tether et Circle : pourquoi la composition des réserves fait toute la différence

Le marché des stablecoins est dominé à 90 % par Tether et Circle. Sur le papier, les deux affichent une parité parfaite. En coulisses, les garanties varient radicalement. Tether conserve une fraction de ses réserves dans des actifs moins liquides, incluant des matières premières, des prêts et d’autres cryptomonnaies. La survie à une crise dépend alors uniquement de la capacité à revendre ces actifs complexes en période de stress.

De son côté, Circle privilégie les bons du Trésor américain et les dépôts bancaires pour l’USDC. Mais se rapprocher du système classique vous expose directement à ses failles. En mars 2023, la chute de la Silicon Valley Bank a bloqué 3,3 milliards de dollars de réserves de Circle. La sanction fut immédiate et l’USDC a perdu sa parité pendant tout un week-end.

Cet épisode a montré qu’un cours stable à l’écran ne protège pas des défaillances bancaires en coulisses. La solidité d’un stablecoin s’aligne uniquement sur la réalité de ses réserves.

L’obligation de stockage en banque : le remède pire que le mal

La régulation européenne MiCA impose désormais aux émetteurs de conserver au minimum 30 % de leurs réserves dans des banques commerciales. Cette exigence grimpe à 60 % pour les stablecoins jugés significatifs. Résultat, les stablecoins libellés en euros peinent à décoller et plafonnent au-dessous de 500 millions d’euros de capitalisation.

En forçant ce stockage bancaire, MiCA lie le destin des acteurs centralisés à la santé du système classique. Une ruée sur un jeton privé se répercuterait ainsi directement sur les comptes des banques partenaires.

Ce cadre réglementaire cible exclusivement les intermédiaires centralisés et les entités juridiques émettrices. Les protocoles de finance décentralisée et les portefeuilles en self-custody restent en dehors de ce champ d’application.

Face à ce risque de contagion, l’Eurosystème accélère ses propres alternatives. La BCE prépare un euro numérique pour les particuliers.

En parallèle, elle testera au troisième trimestre 2026 le projet Pontes, une passerelle technique permettant aux institutions financières de régler leurs transactions en monnaie centrale directement sur les réseaux blockchain.

L’objectif est d’empêcher les acteurs privés d’imposer leurs propres jetons comme standards de paiement en Europe.

La recherche d’autonomie financière face au contrôle monétaire

Au-delà du choix des jetons, la sécurité de l’épargne dépend avant tout de l’infrastructure utilisée. L’encadrement réglementaire montre que la surveillance se concentre sur les intermédiaires et les plateformes d’échange.

Dès lors, maîtriser les outils de la finance décentralisée et utiliser un portefeuille en self-custody devient une question de bon sens technique pour garder la libre disposition de son capital en toutes circonstances.

Le Club 25%, c’est un club privé de 150 investisseurs qui gèrent leur épargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 à 25 % par an, sans trading, sans volatilité, en y consacrant quelques heures par trimestre.

Comment ça marche concrètement :

Un portefeuille public de 100 000 $ géré en temps réel : toutes les décisions sont documentées et expliquées.

Des opportunités DeFi analysées et auditées : vous suivez des guides vidéo étape par étape pour investir sur des protocoles sélectionnés pour leur robustesse.

Une souveraineté totale sur vos fonds : vous restez maître de votre capital, aucune entité tierce n’a accès à votre wallet.

👉 Découvrir le Club 25%

Les déclarations d’Isabel Schnabel confirment que le déploiement de l’euro numérique s’accompagnera d’une centralisation et d’une traçabilité accrue des transactions. Face à cette intégration institutionnelle, la détention directe de ses propres clés privées demeure la seule alternative technique pour conserver le contrôle exclusif de son capital.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • L'euro numérique sera déployé, entraînant une centralisation et une traçabilité accrues des transactions.

    Very likely · Medium term

  • Les stablecoins privés (USDT, USDC) verront leur adoption et leur capitalisation réduites en Europe en raison de la concurrence de l'euro numérique et de la régulation MiCA.

    Likely · Medium term

  • L'utilisation des outils de la finance décentralisée et des portefeuilles en self-custody augmentera comme alternative pour conserver le contrôle du capital.

    Likely · Medium term

Open Questions

  • Quel sera l'impact exact de l'euro numérique sur la capitalisation et l'adoption des stablecoins privés ?
  • Comment les protocoles de finance décentralisée et les portefeuilles en self-custody réagiront-ils à la pression réglementaire et à l'offre d'un euro numérique ?
  • Dans quelle mesure les banques commerciales européennes seront-elles affectées par les exigences de stockage des réserves de stablecoins imposées par MiCA ?
  • Quelles seront les implications technologiques et sécuritaires du projet Pontes pour les institutions financières et les réseaux blockchain ?

Related Topics

This article was originally published by Journal du Coin.

Related Stories

More on this topicBCE