Canicule : l'hôpital de Châteauroux face à une multiplication des urgences et des décès
Quick Look
- L'hôpital de Châteauroux fait face à une crise sanitaire due à la canicule, avec une femme de 72 ans traitée pour hyperthermie sévère et trois décès enregistrés en 24 heures.
- Les urgences ont vu une hausse de 15% des passages, et le personnel s'adapte malgré le manque de climatisation et de stocks.
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Why It Matters
L'hôpital de Châteauroux est confronté à une augmentation des cas d'hyperthermie et de déshydratation sévères, ainsi qu'à des décès, en raison d'une canicule intense.
Sur un brancard, jeudi 25 juin, une femme de 72 ans doit à tout prix être rafraîchie. Sa température corporelle est de plus de 41 degrés. La situation est critique. "Le pronostic vital est engagé. Ça, c'est évident", lance un soignant. Victime d'un très gros coup de chaleur dans son appartement, sa famille a appelé le SAMU. À son arrivée aux urgences de Châteauroux (Indre), sa température monte encore, à plus de 42 degrés.
La décision est prise de l'intuber et de l'immerger entièrement. "Il faut la mettre dans le brancard-douche, mettre la housse dans le brancard-douche, remplir ça de 100 litres d'eau la plus froide possible. C'est ça l'urgence", indique le Dr Guillem Bouilleau, le chef du service de médecine d'urgence de l'hôpital de Châteauroux (Indre).
Des dizaines de bassines d'eau, de la glace et de la patience. Heure après heure, sa température redescend doucement pour atteindre en fin de journée 38,3 degrés. "Là, on est sur un état qui s'est stabilisé. Il reste une défaillance circulatoire avec des médicaments qui sont là pour maintenir la tension. On est plutôt dans quelque chose d'un peu optimiste, on va dire", commente le Dr Guillem Bouilleau.
Hospitalisée, son pronostic vital reste engagé. Les situations d'urgence absolue comme celle-ci se multiplient ces derniers jours dans cet hôpital. Une réunion de crise s'est tenue ce jeudi. Trois personnes sont mortes à cause de la chaleur au cours des dernières 24 heures, dont une femme de 37 ans. "Une personne qui est arrivée en hyperthermie grave, à 41 degrés, et qui, malheureusement, est montée en réanimation. Malgré tous les soins qui ont dû être réalisés, elle n'a pas pu être sauvée", déplore Sandrine Kinay, cadre supérieure des urgences.
Alors aux urgences, aux moindres signes de déshydratation, les infirmières posent des perfusions. "Là, avec les coups de chaleur on a refait du stock, parce que notre stock n'était pas suffisant. Donc moi, j'ai travaillé hier, j'ai été en rechercher à la pharmacie", explique Lucie Leroy, une infirmière.
Une hausse de 15% des passages aux urgences a eu lieu au cours des derniers jours. Beaucoup de monde et malheureusement, pas de climatisation dans les salles d'attente. Les patients sont exténués. Une femme est arrivée mercredi. "J'ai pas de chance parce qu'hier, il y avait des ventilos partout dans la chambre d'attente. Mais là, c'est un peu juste", déplore-t-elle. "C'est épuisant, c'est fatiguant. Même avec des ventilateurs, on arrive toujours à avoir trop chaud", ajoute un patient.
Alors, les aides-soignants sont aux petits soins. "Vous voulez boire un petit verre d'eau ?", demande l'une d'elles. Et ce particulièrement avec les personnes âgées, qui ne ressentent pas toujours la sensation de soif. La situation de crise va encore perdurer dans les prochains jours.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La situation de crise due à la canicule va perdurer.
Very likely · Within days
Open Questions
- Comment l'hôpital va-t-il gérer la prolongation de la crise ?
- Quelles mesures supplémentaires seront prises pour les salles d'attente ?





