
Une faille de sécurité signalée dès le mois d'avril dans Cosmos EVM a conduit à des attaques sur six blockchains entre le 20 et le 25 août, générant environ 5,7 millions de dollars de pertes.
Six blockchains de l'écosystème Cosmos ont été touchées par des attaques exploitant une faille critique dans Cosmos EVM, permettant le vol d'environ 5,7 millions de dollars d'actifs après un signalement ignoré en avril.
AI-generated summary
Une faille dans Cosmos EVM a permis à des attaquants de détourner 5,7 millions de dollars entre le 20 et le 25 août.
Deux arrêts de blockchain en quelques jours, mais deux attaques différentes. Alors que Cronos a suspendu son réseau après une manipulation du prix du TONIC sur le protocole Tectonic, Cosmos Labs publie le bilan d’une autre offensive ayant touché six blockchains entre le 20 et le 25 août.
Cette fois, aucune manipulation de marché : les attaquants ont exploité une faille critique dans Cosmos EVM, le logiciel partagé permettant aux réseaux de l’écosystème Cosmos d’exécuter des applications compatibles avec Ethereum. L’incident aurait permis de convertir environ 5,7 millions de dollars d’actifs volés. Mais l’affaire met surtout en cause la gestion de la vulnérabilité, signalée plusieurs mois avant les premières attaques.
Une faille signalée aux équipes de Cosmos dès le mois d’avril
La vulnérabilité provenait d’une incohérence entre Cosmos EVM et le module chargé de comptabiliser les soldes dans Cosmos SDK. En combinant deux erreurs dans une même transaction, l’attaquant pouvait provoquer un sous-flux numérique : lorsqu’un solde descendait sous zéro, sa valeur revenait artificiellement au maximum autorisé par le système.
Cette somme fictive servait ensuite à vider une autre adresse détenant de véritables jetons, notamment une adresse de destruction ou un ancien portefeuille multisignature. Aucun jeton n’était directement créé au terme de l’opération : les actifs existants étaient transférés vers le portefeuille de l’attaquant.
La faille avait pourtant été signalée au programme de récompense de Cosmos le 25 avril. Les équipes n’étaient pas parvenues à reproduire l’attaque sur les configurations utilisées en production et avaient conclu que les fonds n’étaient pas menacés. Un correctif avait alors été intégré discrètement, sans alerte critique destinée aux opérateurs.
De nouvelles analyses ont révélé début août que l’ensemble des réseaux Cosmos EVM étaient potentiellement vulnérables. Les versions corrigées 0.6.2 et 0.7.2 ont été publiées le 19 août, seulement vingt heures avant la première attaque connue.
Six blockchains touchées par cette vulnérabilité
MANTRA a été la première victime identifiée. Environ 720,9 millions de jetons, alors valorisés à 3,6 millions de dollars, ont été prélevés sur une adresse de destruction et un ancien portefeuille multisignature. Le réseau a été arrêté près de quatre heures après la première transaction, puis relancé sans revenir sur l’historique de la blockchain.
TAC et KiiChain ont ensuite subi des attaques similaires. Cosmos Labs évoque six réseaux touchés au total, mais deux d’entre eux n’ont pas été nommés. Nesa pourrait également figurer parmi les victimes, sans confirmation officielle. Les fonds convertis atteindraient environ 2,87 millions de dollars sur des plateformes décentralisées et 2,85 millions sur des plateformes centralisées. Les comptes utilisés sur ces dernières auraient depuis été gelés.
La polémique porte désormais sur la réaction de Cosmos Labs. KiiChain reproche notamment au développeur d’avoir recommandé l’arrêt des réseaux seulement après plusieurs attaques, alors qu’une suspension pouvait être exécutée plus rapidement qu’une mise à jour coordonnée. Cosmos Labs reconnaît des « erreurs d’évaluation » et promet de « revoir ses procédures de traitement et de divulgation des vulnérabilités critiques ».
AI outlook — possibilities, not facts
Cosmos Labs va réviser ses procédures de traitement et de divulgation des vulnérabilités.
Very likely · Within months

Andrew Bailey, président du FSB et gouverneur de la Banque d'Angleterre, avertit les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales du G20 que les modèles d'IA les plus avancés pourraient accroître la vitesse, l'ampleur et le coût des cyberattaques, tout en amplifiant les risques financiers liés à l'endettement et à la valorisation des actifs numériques, dans un contexte de tensions économiques mondiales.

Trois développeurs ont soumis l'EIP-8394 pour adapter le contrat de dépôt d'Ethereum aux futurs standards de cryptographie post-quantique, anticipant la vulnérabilité des signatures BLS actuelles face aux futurs ordinateurs quantiques.

Entre juillet et août 2026, une faille de sécurité vieille de cinq ans dans les portefeuilles matériels Coldcard a permis le vol d'environ 1 824 BTC, soit près de 140 millions de dollars, touchant des milliers d'adresses.

La communauté GnosisDAO a approuvé la transition de Gnosis Chain d'une blockchain layer 1 autonome vers un rollup au sein de l'Ethereum Economic Zone (EEZ), avec 123 158 GNO favorables contre 115 défavorables et 151 abstentions. Le changement, prévu pour fin 2026 ou début 2027, vise à améliorer la sécurité et l'interopérabilité en s'appuyant sur Ethereum plutôt que sur ses propres validateurs.

Manchester Airports Group a subi une intrusion informatique compromettant les données de 8,7 millions de clients. Les informations dérobées incluent des adresses e-mail, numéros de téléphone et plaques d'immatriculation, exposant les usagers à des risques de phishing.

Le 28 août, la juge fédérale Rita F. Lin a annulé la décision du Pentagone de mettre Anthropic sur liste noire, jugée comme une représaille illégale au titre du Premier Amendement. Le ministère avait sanctionné l'entreprise pour avoir refusé que son modèle Claude serve à la surveillance de masse et aux armes autonomes. Malgré un contrat de 200 millions de dollars avec le Pentagone, Anthropic a subi des pressions politiques après des déclarations de Trump et Hegseth. La juge a rejeté l'utilisation du 10 U.S.C. § 3252, destiné à écarter les fournisseurs étrangers, comme un détournement dans un différend contractuel. Une seconde désignation sous la loi FASCSA reste pendante. Cette décision crée un précédent pour les fournisseurs technologiques de l'État américain face aux pressions politiques.