Croix Saint-Simon: 37 offres de reprise, mais des craintes de 500 suppressions d'emplois
Quick Look
- La Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, en procédure de redressement judiciaire, a reçu 37 offres de reprise pour 48 établissements.
- Cependant, les syndicats craignent la suppression de 500 emplois, tandis que la direction évoque 400 postes menacés.
- La décision du tribunal est attendue en octobre.
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Why It Matters
La Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, confrontée à des difficultés financières dues aux tensions sur les subventions et à une croissance rapide, a engagé un plan de cession de ses activités.
La Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, qui gère 65 structures de santé, principalement à Paris, a reçu 37 offres de reprise dans le cadre de sa procédure de redressement judiciaire. Mais cela n’apaise pas les inquiétudes des syndicats qui redoutent la suppression potentielle de 500 emplois. En difficultés financières, la Fondation, qui emploie 1 800 salariés, a été contrainte d’engager un plan de cession de l’ensemble de ses activités.
Au total, 37 offres de reprise ont été déposées par différents acteurs, principalement des associations, fondations et groupes mutualistes, a précisé, lundi 22 juin, un point de situation de la direction, consulté par l’Agence France-Presse (AFP). Elles concernent 48 établissements.
Parmi les structures qui ne font l’objet d’aucune offre figurent des crèches, un lieu d’accueil enfant-parent, un centre de santé ainsi que le Centre national soins palliatifs et fin de vie.
« Près de 500 postes sont directement menacés », dénonce une intersyndicale dans un communiqué, accusant les repreneurs « de venir chercher » ce qu’ils « estiment être rentable pour leur compte ». L’intersyndicale (CGT, CFE-CGC, CFDT, SECI) appelle les salariés de la Fondation à manifester, mercredi à la mi-journée, devant l’Assemblée nationale.
Contactée par l’AFP, la Fondation estime, elle, qu’il s’agit plutôt pour l’heure de 400 emplois. « Mais d’ici à l’audience au tribunal, les offres peuvent être améliorées », souligne la directrice générale adjointe, Emmanuelle Soublin. Les candidats repreneurs peuvent notamment proposer d’augmenter le nombre de salariés repris dans une structure ou de reprendre des structures supplémentaires.
Ils avaient jusqu’au 15 juin pour déposer leurs offres initiales. Ils peuvent les améliorer jusqu’à quarante-huit heures avant la date d’audience au tribunal de commerce, qui devrait avoir lieu courant septembre. La décision du tribunal concernant l’offre ou les offres retenue(s) est, elle, attendue en octobre.
En avril, la Fondation avait annoncé, dans un communiqué, la décision des administrateurs judiciaires d’engager un plan de cession globale au moyen d’un appel d’offres, « pour préserver le maximum des emplois » et « éviter la liquidation totale ».
« Comme de nombreux acteurs des secteurs sanitaire, médico-social et social, en particulier non lucratifs, la Fondation est confrontée à des difficultés financières », avait-elle expliqué, citant notamment des « tensions sur les subventions », des « charges nouvelles liées, notamment, à la hausse des prix et aux dispositions du Grenelle de la santé », auxquelles se sont ajoutées « des causes plus spécifiques liées à la croissance rapide de la Fondation depuis 2023 ».
Mais les représentants du personnel CGT critiquent pour leur part une « gestion financière défaillante », « un management autoritaire de la direction générale » et « une possible fraude » au sein d’un centre de santé.
What to Watch
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Le tribunal rendra sa décision sur les offres de reprise en octobre.
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