Décarbonation du secteur de la construction : un fossé se creuse
Quick Look
- Le secteur de la construction accuse un retard significatif dans sa décarbonation, creusant un fossé de 49 points par rapport à la trajectoire nécessaire pour respecter l'Accord de Paris.
- Un rapport du PNUE et de l'Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction souligne l'urgence d'accélérer les efforts.
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Why It Matters
Le secteur de la construction mondial est loin de suivre la trajectoire de décarbonation nécessaire pour respecter l'Accord de Paris. Un fossé important s'est creusé entre la trajectoire idéale et la réalité.
Deux courbes résument à elles seules l’essoufflement de la décarbonation dans le secteur de la construction au niveau mondial, alors qu’il y aurait précisément urgence à l’accélérer.
En bleu ciel, une droite grimpe régulièrement et sûrement : la trajectoire de décarbonation à suivre pour respecter l’accord de Paris de 2015, c’est-à-dire maintenir la hausse des températures moyennes du globe en dessous de 2 °C et, si possible, à 1,5 °C par rapport au début de l’ère préindustrielle, et atteindre le zéro émission nette en 2050.
En bleu nuit, au bas du graphique, une ligne sinueuse, qui grimpe en 2019, avant d’infléchir aussi sec en 2020, pour ne plus décoller depuis : la trajectoire que suit actuellement l’humanité.
Entre les deux, un fossé – un peu plus de 49 points en 2024 – qui, malgré les efforts réalisés, ne cesse de se creuser depuis dix ans, détaille Oliver Rapf, l’un des auteurs d’un rapport publié mardi 19 mai par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction (Global ABC), au moment où se tient le Forum mondial urbain à Bakou, en Azerbaïdjan.
Open Questions
- Quelles mesures concrètes sont envisagées pour accélérer la décarbonation dans ce secteur ?
- Quels sont les principaux freins à cette décarbonation ?
- Quel est l'impact précis de ce retard sur les objectifs climatiques globaux ?



