En meeting à Nogent-sur-Marne, Bruno Retailleau cherche un nouvel élan pour sa campagne
En déplacement à Nogent-sur-Marne pour galvaniser les jeunes de son parti, Bruno Retailleau tente de combler son retard dans les sondages en ciblant ses adversaires politiques.
Quick Look
- Bruno Retailleau a tenté de remobiliser les jeunes militants de son parti à Nogent-sur-Marne.
- À la traîne dans les sondages, le candidat critique sévèrement ses rivaux, notamment Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Édouard Philippe.
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Why It Matters
Bruno Retailleau tente de relancer sa campagne présidentielle en rencontrant les militants et en se démarquant de ses concurrents.
À Nogent-sur-Marne, Bruno Retailleau est venu chercher de l'élan auprès des jeunes de son parti. "J'ai besoin de votre énergie. J'ai besoin de votre enthousiasme", leur lance le candidat. Le message est reçu cinq sur cinq par Simon : "L'élan, on l'a déjà. Il est là. Vous ne voyez pas tous les jeunes qu'il y a ? C'est formidable. C'est magnifique."
Le militant adopte en réalité la méthode Coué pour son candidat, aujourd'hui à la traîne dans les sondages. "Il y a beaucoup, beaucoup de route à faire et la route est longue et sinueuse. Mais, vous savez, Chirac, en 95, était donné perdant. Ici, on est là pour nous remettre en jeu tous ensemble", assure-t-il.
Dans les rangs voisins, Florian est aussi un fervent militant, mais l'enthousiasme n'est pas aussi débordant. "Il faudrait peut-être un peu plus de peps à un moment donné. Mais bon, c'est une campagne présidentielle, c'est long. Moi, je vois ça plutôt comme un marathon qu'une course de sprint, et on verra dans quelques mois où il en sera."
L'important, c'est de ne pas dévisser, admet un proche de Bruno Retailleau. L'ancien ministre de l'Intérieur sait pourtant qu'il doit passer la vitesse supérieure. Alors, il tente de nouvelles formules. Lui, le "reconstructeur", dézingue les "bonimenteurs" : Jean-Luc Mélenchon, qu'il qualifie de "David Copperfield de la disparition de la dette", et Marine Le Pen, avec "le RN, le parti de la girouette".
Mais il tient surtout à se démarquer de ses concurrents du bloc central, notamment d'Édouard Philippe, qui lui mord le mollet à droite. Bruno Retailleau lui reproche, sans le nommer, de vouloir resservir la recette du macronisme : "Vous prenez un flacon, vous imitez un peu d'idées de droite, pas trop, pas trop. Ça pourrait choquer la bien-pensance. Beaucoup, beaucoup d'idées du centre, mais aussi des idées de gauche. Et au bout du bout, qu'est-ce que vous obtenez dans la fiole ? Une solution imbuvable, de l'huile de foie de morue", conclut-il.
Une manière de faire taire la petite musique d'un ralliement. Une stratégie gagnante pour Adrien. "Les propositions sont radicales, elles sont de droite assumée. Édouard Philippe est, sur certains côtés, tout autant libéral que Bruno Retailleau, mais à mon sens pas avec les bonnes mesures", estime-t-il. Mais le jusqu'au-boutisme de Bruno Retailleau inquiète André : "Il faudrait qu'il y ait qu’un seul candidat. Il pourrait y avoir deux candidats s'il était certain qu'on n'aurait pas un duel Mélenchon-Le Pen au deuxième tour."
Pour l'instant, hors de question de se ranger derrière le maire du Havre. Bruno Retailleau aurait même confié en privé : "Si c'est Édouard Philippe qui gagne, c'est que je n'ai rien compris au pays."
Open Questions
- Comment Bruno Retailleau compte-t-il combler son retard dans les sondages ?
- Y aura-t-il des alliances à droite avant l'élection ?



