Épidémie d'Ebola en RDC : plus de 200 décès confirmés
Quick Look
- L'épidémie d'Ebola dans le nord-est de la RDC a dépassé 200 décès confirmés, avec 875 cas et 202 morts.
- L'Ouganda voisin rapporte 19 cas dont deux mortels.
- L'OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.
AI-generated summary
Why It Matters
L'épidémie actuelle de fièvre hémorragique est provoquée par l'espèce Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. L'épicentre se trouve en Ituri, province du nord-est de la RDC.
Le bilan de l’épidémie de maladie à virus Ebola a dépassé 200 décès confirmés, un peu plus d’un mois après avoir été déclarée dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé, jeudi 18 juin, l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine.
En outre, 19 cas dont deux mortels ont été confirmés en Ouganda, pays voisin, selon la même instance.
Les tests en laboratoire ont confirmé que le virus avait contaminé 875 personnes et tué 202 personnes en RDC depuis que l’épidémie y a été déclarée le 15 mai, soit un taux de mortalité de 23 %, selon les chiffres communiqués par l’Africa CDC, sur la base des remontées des autorités sanitaires de la RDC.
Ebola, qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années.
L’épidémie actuelle de cette fièvre hémorragique très contagieuse est provoquée par l’espèce Bundibugyo du virus, contre laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique.
L’épicentre de cette épidémie, la 17e dans ce pays de plus de 100 millions d’habitants se trouve en Ituri, province du nord-est de la RDC, difficilement accessible en raison du mauvais état des routes et de l’insécurité entretenue par les groupes armés.
Alerte internationale de l’OMS
Le responsable de la réponse aux situations d’urgence au sein de l’Africa CDC, Wessam Mankoula, a déclaré, lors d’une conférence de presse jeudi, que l’agence sanitaire était « préoccupée » par la faible détection des cas contacts en RDC, évoquant « les problèmes de sécurité et d’accessibilité à certaines zones ».
Plusieurs ONG sur place ont en outre dit s’inquiéter de graves manquements dans l’organisation de la riposte sanitaire.
L’Organisation mondiale de la santé a déclenché une alerte sanitaire internationale.
Elle estime que le risque pour la santé publique est très élevé en RDC, élevé au niveau régional et faible au niveau mondial.
En Ouganda, en revanche, l’Africa CDC avait affirmé le 11 juin que l’épidémie était « sous contrôle ».
Lire aussi le décryptage | Article réservé à nos abonnés Epidémie d’Ebola : la laborieuse mise en place de la riposte dans l’est de la RDC
Open Questions
- Comment la sécurité affecte-t-elle la détection des cas contacts ?
- Quels sont les manquements spécifiques des ONG ?
- Quelle sera la stratégie de l'OMS face au risque élevé ?





