Erri De Luca provoque une polémique en Italie avec ses propos sur Gaza
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L'écrivain italien Erri De Luca a déclenché une vive polémique en Italie après s'être revendiqué "sioniste" et avoir nié l'existence d'un génocide à Gaza, comparant la situation à d'autres conflits modernes.
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Why It Matters
L'écrivain italien Erri De Luca a suscité une vive polémique en Italie après avoir déclaré être "sioniste" et nié que les événements à Gaza constituent un génocide.
Le drame de Gaza et la question de la Palestine ont gagné le monde italien des lettres. Alors que ces derniers mois ont mis en lumière la violence en Iran ou au Liban, l’un des écrivains italiens les plus renommés, Erri De Luca, a remis le conflit israélo-palestinien dans le débat public, suscitant une forte polémique. Le 25 mai, le quotidien libéral Il Foglio a repris les propos du poète et traducteur napolitain, tenus quelques jours plus tôt, à Jérusalem, lors d’un entretien avec le tabloïd Israel Hayom. Face aux critiques visant la politique de l’Etat hébreu, Erri De Luca s’y revendique « sioniste » et affirme qu’il ne saurait y avoir de génocide de la population palestinienne. « Ce qui s’est passé à Gaza, c’est une guerre brutale et moderne, où le nombre de victimes civiles est énorme et effroyable, explique-t-il, nous l’avons vu à Mossoul [Irak], à Rakka [Syrie] et à Marioupol [Ukraine]. C’est la conséquence inévitable du fait de combattre un ennemi qui se retranche parmi ses propres civils. C’est terrible, mais ce n’est pas un génocide. » Pour l’écrivain, si Israël avait vraiment voulu exterminer les Gazaouis, il aurait pu le faire, et ne les aurait pas déplacés d’un endroit à un autre dans l’enclave palestinienne.
Des propos qui ont suscité la stupéfaction dans une Italie qui a manifesté en masse, à l’automne 2025, contre les massacres de l’armée israélienne à Gaza, et dont l’opinion publique reste culturellement marquée par le pacifisme. Signe de cette défiance, ce sondage de l’ institut Youtrend, au mois d’avril, qui montrait que seulement 11 % des Italiens considéraient Israël comme un pays « allié ». Quelques jours après l’incendie provoqué par ses propos, Erri De Luca a tenté d’éteindre le feu par un long post publié sur Facebook. Expliquant s’être exprimé de façon maladroite, il a tenu à affirmer qu’aujourd’hui « le sionisme coïncide avec le gouvernement de la pire droite israélienne ».
Open Questions
- Quelle sera la réaction de la communauté internationale ?
- Comment les médias italiens vont-ils couvrir cette polémique ?
- Erri De Luca maintiendra-t-il sa position ?



