Famille palestinienne vend sa maison et vit dans la précarité faute de salaire
Quick Look
- La famille Shanabli, contrainte de vendre sa maison à Naplouse, vit dans la précarité.
- Le père, infirmier, ne reçoit qu'une partie de son salaire de l'Autorité palestinienne, qui peine à payer ses fonctionnaires.
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Why It Matters
L'Autorité palestinienne, confrontée à des difficultés financières, ne verse plus que la moitié des salaires de ses fonctionnaires, de manière irrégulière.
De la fenêtre de son salon dépouillé, meublé de quelques fauteuils marron usés, la famille Shanabli a sous les yeux son ancienne maison. Une élégante bâtisse au toit de brique pyramidal, dans le quartier ouest de Rafidia, à Naplouse… Une vue devenue un supplice.
Diaa, le père, a dû la vendre à bas prix pour subvenir aux besoins de sa famille.
« Cette maison, c’était le fruit de douze années de travail et d’un prêt bancaire. Je l’ai vendue il y a un an et demi, avec tous nos meubles. Aujourd’hui, nous louons cet appartement », raconte cet homme de 44 ans aux traits tirés. « Ici, c’était déjà meublé du strict nécessaire. Mais nous ne pouvons rien acheter, pas même des rideaux pour couvrir les fenêtres. En hiver, nous n’avons pas de quoi nous chauffer », se lamente son épouse, Nisrine. Le couple a trois enfants : Hadeel, 18 ans, Amjad, 16 ans, et Yara, 14 ans.
Chef des soins infirmiers dans l’unité de soins intensifs à l’hôpital public Rafidia depuis vingt et un ans, Diaa Shanabli fait partie des milliers de fonctionnaires palestiniens dont les revenus se sont effondrés. Ruinée, l’Autorité palestinienne (AP) ne verse plus, au mieux, que la moitié des salaires, à intervalles irréguliers, aux enseignants, médecins, personnel de santé, forces de sécurité et autres employés publics. Celui de Diaa Shanabli est passé de 4 300 à 2 000 shekels (1 263 à 587 euros). Fin mai, il n’avait perçu que son salaire du mois de février.
Open Questions
- Quand l'AP pourra-t-elle payer l'intégralité des salaires ?
- Quelles sont les causes profondes de la crise financière de l'AP ?




