France-Irak : Deschamps doit trouver le bon dosage
Quick Look
- Didier Deschamps, sélectionneur de l'équipe de France de football, doit trouver le juste équilibre entre gestion des organismes et maintien des automatismes pour le match contre l'Irak lors de la Coupe du Monde.
- La qualification est la priorité, mais le sélectionneur pourrait opter pour un onze similaire à celui du Sénégal, avec des ajustements possibles sur certains postes.
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Why It Matters
L'équipe de France de football se prépare pour son deuxième match de la Coupe du Monde contre l'Irak. Le sélectionneur Didier Deschamps doit gérer la fatigue des joueurs, les éventuels blessures et la nécessité de maintenir les automatismes tout en assurant la qualification.
NON. Savoir tirer sur les bonnes ficelles, c’est essentiel pour un sélectionneur. Le choix des hommes, sentir les choses. Reposer les organismes, garder les jambes et les têtes fraîches, comprendre qu’une Coupe du monde est un marathon et certainement pas un 100 mètres. Sans oublier d’éventuels bobos, à l’image du coup reçu par Malo Gusto à l’entraînement cette semaine. En même temps, le rythme et les automatismes, c’est important aussi. Mais pas autant que la qualification. Didier Deschamps doit trouver le bon dosage en vue de la deuxième rencontre des Bleus au Mondial, contre l’Irak, lundi (23h), à Philadelphie.
Inutile de dire que les Irakiens ne partent pas avec la faveur des pronostics face aux Tricolores, un doux euphémisme. C’est la 60e nation au classement Fifa. Quitte à faire tourner, autant le faire maintenant ? Après, les Bleus défieront la Norvège (26/06). Un gros morceau. Problème ? C’est lors du troisième match de poule, quand la qualification est actée, que Deschamps a pris pour habitude d’envoyer les coiffeurs sur le pré. Ici, tout reste à faire.
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Objectif pole
Et il n’est pas question de se dire que la troisième place, qualificative pour les 16es dans 8 cas sur 12, est une option : terminer en tête de la poule offre des avantages substantiels en termes de distance à parcourir lors des matchs à élimination directe pour la France. Ce n’est pas du luxe. D’ailleurs, les Bleus sont assurés de conserver leur camp de base à Boston en finissant premiers ou deuxièmes. Pas forcément s’ils échouaient à la troisième position.
Tout ceci étant posé, Didier Deschamps devra privilégier la qualification, c’est la priorité des priorités, et les automatismes, qui restent encore à parfaire. D’ailleurs, c’est la teneur de son discours après le Sénégal : «On ne va pas gérer, il y a un deuxième match à gagner. Il y a six jours entre les rencontres. On veut les six points». Évidemment, un coach a toujours le droit de mentir face aux journalistes. C’est le jeu. Mais sauf pépin, il ne serait pas surprenant de voir Deschamps repartir avec le même 11. A quelques exceptions près, notamment sur des postes où il a moins de certitudes (Théo Hernandez ou Lucas Digne, Désiré Doué ou Bradley Barcola). L’Espagne et d’autres peuvent attester qu’une mauvaise surprise n’est jamais totalement à écarter. Ça n’arrive pas qu’aux autres. La France n’est pas immunisée.
Cinq changements
D’ailleurs, le sélectionneur aura tout le loisir de pianoter sur son banc et d’envoyer cinq remplaçants au front à Philadelphie, en cours de match. Et ce, plus tôt que face au Sénégal, avec les seuls Bradley Barcola et Rayan Cherki utilisés en sortie du banc à la 80e et la 87e minute respectivement. Cette fois, «DD» ne devra pas hésiter à utiliser ses cinq changements. Les cadres auront le loisir de parfaire les automatismes et surtout tuer le suspense avant cela. Sans quoi, la gestion serait différente. On l’a vu en première période, il y a encore du boulot pour tirer le maximum du potentiel offensif énorme de cette équipe, sans toutefois perdre en matière d’équilibre et de solidité.
Lundi, il ne sera pas question de prendre les Irakiens de haut et de faire comme s’il s’agissait d’une opposition sans enjeu face à un sparring-partner dépourvu de motivation, mais d’empocher trois points précieux, avec humilité et sérieux. Il sera toujours temps de se poser la question d’un éventuel turnover contre les Norvégiens le 26 juin, à Boston. D’autant que, dans un monde idéal, Erling Haaland et compagnie seront également déjà qualifiés avant cette ultime rencontre du groupe I. Le cas échéant, Stale Solbakken, l’homologue norvégien de Didier Deschamps, pourrait également se poser la question sur quelques changements au coup d’envoi.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Didier Deschamps alignera un onze similaire à celui du match précédent contre le Sénégal, avec quelques ajustements possibles.
Likely · Within days
La France utilisera ses cinq changements autorisés pendant le match.
Likely · Within days
Open Questions
- Quel onze de départ Deschamps va-t-il aligner ?
- La France va-t-elle utiliser ses cinq changements ?
- Comment la France va-t-elle gérer la pression du match ?


