France : Les écoles mal adaptées aux fortes chaleurs
Quick Look
- De nombreuses écoles en France peinent à faire face aux fortes chaleurs, entraînant des fermetures, des annulations d'activités et des relocalisations d'élèves dans des locaux climatisés.
- Les bâtiments scolaires, souvent mal isolés et mal orientés, dépassent les 30 degrés, rendant l'apprentissage impossible et provoquant des malaises chez les élèves.
- Les enseignants et directeurs dénoncent le manque d'adaptation des infrastructures face aux canicules répétées.
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Why It Matters
Les fortes chaleurs en France affectent le fonctionnement des écoles, poussant à des fermetures et des adaptations d'urgence. Les bâtiments scolaires existants sont souvent inadaptés aux températures extrêmes.
Beaucoup d'écoles ne sont pas adaptées aux fortes chaleurs, et un peu partout en France, les enseignants tentent de faire face. Il y a la solution extrême : fermer les établissements scolaires. En France, jeudi 18 juin, des écoles et des collèges suspendent leurs cours l'après-midi. En fonction des endroits, cela sera le cas jusqu'en début de semaine prochaine. On note également des annulations de fêtes de fin d'année ou de sorties scolaires.
Mais pour les écoles qui ne ferment pas, les établissements tentent de s'organiser sous cette chaleur. À Montreuil, près de Paris, dans l'une des écoles de la ville, on autorise les parents à garder les enfants à la maison. C'est le cas dans de nombreux autres établissements, surtout chez les petits.
Ici, la plupart des classes sont orientées plein sud. On y dépasse facilement les 30 degrés. Yannick Thiliette, le directeur, a une solution radicale : "Quand ça devient trop insupportable dans les classes, on se regroupe dans la cour sur des parties ombragées et on arrose les enfants, soit avec un jet d'eau, soit avec un pistolet à eau pour essayer de rafraîchir les élèves, présente-t-il. Mais ça fait quand même beaucoup de jours où on ne peut pas faire grand-chose en classe. Ce n'est pas possible de faire des séances d'apprentissage dans ces conditions."
La mairie a bien livré trois ventilateurs au directeur, mais la quantité reste insuffisante pour rafraîchir les neuf classes son école.
Des écoliers relocalisés hors des bâtiments scolaires
L'établissement de Yannick Thiliette n'est pas le seul concerné. Le 18 juin, dans le village d'Éguzon-Chantôme, dans l'Indre, Sophie Grenon est seule dans son école. "J'ai mes élèves de maternelle qui sont à l'accueil périscolaire parce qu'il est climatisé. J'ai les grands qui sont dans la salle des fêtes parce qu'elle est climatisée. Et j'ai les CP qui sont dans la salle du conseil de la mairie où il fait un peu plus frais", explique-t-elle. Tous les élèves d'Éguzon-Chantôme sont répartis dans d'autres locaux de la commune, car à l'intérieur de l'école "il fait 32 degrés à 10 heures du matin... Donc ça ne marche pas", déplore la directrice. "L'après-midi, on peut aller facilement jusqu'à 40 degrés", poursuit-elle.
Les grandes façades vitrées du bâtiment sont à l'origine de cette chaleur haletante. Grâce à cette migration vers d'autres endroits du village, les enfants sont au frais. Mais à quel prix ? Il faut en effet transporter tout le matériel scolaire, car ni les chaises, ni les tables ne sont adaptées dans les lieux d'accueil. "On bricole", regrette Sophie Grenon, qui est aussi représentante du syndicat SNUipp dans le département.
Des bâtiments qui ne tiennent pas compte des enjeux climatiques
La directrice est en colère face au manque d'action de l'État pour faire face à ces canicules à répétition. "L'année dernière, déjà, les écoles avaient été fermées. On avait dit qu'il faudrait envisager des solutions... Résultat, il ne se passe rien, s'agace-t-elle. Oui, ça représente de l'argent, mais peut-être qu'il y a des choix politiques qui peuvent être faits en faveur de l'accueil des jeunes enfants, plus que sur autre chose." 33 degrés ont été mesurés dans la cantine de cette école le 18 juin à midi, et plusieurs élèves ont fait des malaises.
Open Questions
- Quelles mesures concrètes seront prises par l'État pour adapter les écoles ?
- Quel sera le coût financier de ces adaptations ?
- Comment assurer la continuité pédagogique lors des futures vagues de chaleur ?






