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Malheureux classement. La France figure au 99e rang sur 163 pays dans l’édition 2026 du Global Peace Index, avec un score de 2,083. Elle se place entre la Tanzanie (98e) et le Gabon (100e). L’Islande reste en tête pour la 19e année consécutive.
Ce positionnement intermédiaire reflète une stabilité globale honorable selon les critères classiques de l’indice. Cependant, le Global Peace Index ne prend pas en compte un phénomène récent et très ciblé : la forte augmentation des enlèvements et extorsions visant les détenteurs de cryptomonnaies.
Les services de l’État ont déjà recensé 77 cas de ce type depuis janvier 2026, contre 45 sur l’ensemble de l’année 2025. L’enlèvement du cofondateur de Ledger, David Balland, et de son épouse en janvier 2025 reste l’affaire la plus visible.
L’Institute for Economics & Peace publie chaque année cet indice composite. Il évalue la quiétude de 163 nations à travers 23 indicateurs chiffrés. Ces critères se regroupent en trois piliers :
la sécurité sociétale,
les conflits en cours,
le niveau de militarisation.
L’outil ne repose pas sur des perceptions subjectives. Il agrège des statistiques officielles issues d’organisations internationales et de bases de données gouvernementales. Les classements détaillés et la cartographie interactive figurent ici.
La position exacte de la France dans le classement 2026
Avec 2,083 points, la France se situe dans la moyenne basse du tableau. Ce score reflète un équilibre entre stabilité institutionnelle et certains défis internes en matière de sécurité, ceux propres à notre secteur n’étant finalement que notre partie visible de l’iceberg insécuritaire. L’Islande, en revanche, domine le palmarès depuis près de deux décennies grâce à des performances constantes sur l’ensemble des indicateurs.
Ce rang n’indique pas un effondrement de l’ordre public, ne cédons donc pas à la panique. Toutefois, il signale que d’autres nations européennes obtiennent de meilleurs résultats globaux sur les mêmes critères objectifs.
Hausse marquée des enlèvements et extorsions en cryptomonnaies
Les services de l’État ont dénombré 77 cas d’enlèvements, séquestrations ou tentatives d’extorsion liés au secteur crypto depuis janvier 2026. Ce volume dépasse déjà les 45 affaires recensées sur toute l’année 2025.
L’enlèvement du cofondateur de Ledger, David Balland, et de son épouse en janvier 2025 reste l’affaire la plus visible. Les agresseurs ont recouru à la violence physique pour tenter d’obtenir le transfert de bitcoins. D’autres opérations ont visé des membres de la famille de dirigeants d’entreprises spécialisées dans les actifs numériques.
Ces crimes exploitent une caractéristique propre aux cryptomonnaies : la possibilité de déplacer des sommes importantes en quelques minutes sans passer par des intermédiaires traditionnels. Les victimes sont souvent choisies pour leur exposition publique dans l’écosystème.
La paix mesurée capte-t-elle les cryptomonnaies ?
Le Global Peace Index offre une photographie macroéconomique et sociétale utile. Il n’intègre pas spécifiquement les menaces physiques qui accompagnent l’accumulation rapide de richesse sous forme dématérialisée.
La France illustre ce décalage. Son score modéré témoigne d’une relative stabilité d’ensemble. Pourtant, une criminalité ciblée, motivée par la détention d’actifs crypto, progresse nettement. Ces faits ne relèvent pas d’une dégradation générale de la paix, mais d’une adaptation des réseaux criminels aux nouvelles formes de patrimoine.
Les 77 cas enregistrés depuis le début de l’année confirment une tendance haussière durable. Les autorités ont renforcé le suivi de ces affaires au sein de la police judiciaire. Les acteurs du secteur crypto, de leur côté, multiplient les mesures de protection individuelle et familiale.

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