Incendie du site Seveso Suez à Gandrange : polémique sur le système de sécurité incendie
Quatre jours après l'incendie du site de Suez à Gandrange, la question de l'approvisionnement en eau coupé pour maintenance suscite des inquiétudes.
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Quatre jours après l'incendie d'un site Seveso de Suez à Gandrange en Moselle, qui a entraîné le confinement de 30 000 habitants, des questions se posent sur l'absence d'eau due à des travaux de maintenance, alors que des anomalies avaient déjà été signalées.
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Why It Matters
Un incendie sur le site Seveso de Suez à Gandrange a conduit au confinement de 30 000 habitants le dimanche 2 août.
Une vaste carcasse de bâtiment effondrée et des tonnes de déchets industriels à évacuer. Quatre jours après l'incendie, voici tout ce qu'il reste du site classé Seveso de l'entreprise Suez à Gandrange (Moselle), dont l'embrasement a conduit dimanche 2 août au confinement de 30 000 habitants. Ce sinistre à haut risque aurait-il pu être évité ? Selon la préfecture de Moselle, l'approvisionnement en eau du site avait été coupé ce week-end pour des travaux de maintenance. Le système de sécurité incendie n'était donc pas fonctionnel.
"Le fonctionnement optimal du système de défense incendie, s'il y a des fumées qui sont détectées, les buses au plafond se déclenchent et éteignent ce qui est allumé. Le fait est que ça ne s'est pas déclenché", commente Jérôme Seguy, secrétaire général de la préfecture de Moselle - sous-préfet de Metz. Pas d'extinction automatique des premières étincelles et pas d'eau non plus dans les bornes à incendie.
Nadine Metzinger, première adjointe (SE) au maire de Gandrange, était sur place dimanche. Elle dit avoir vu les pompiers multiplier les trajets pour aller se fournir en eau ailleurs. "Ça compliquait le travail des pompiers. Je pense, à titre personnel, que l'incendie aurait pu être éteint plus rapidement", admet-elle.
Des anomalies déjà pointées dans le système de sécurité
La sécurité incendie du site avait déjà été pointée du doigt dans un rapport des services de l'État. En septembre 2025, il faisait état d'extincteurs manquants et demandait des justificatifs à Suez. Des anomalies dans le système d'extinction incendie devaient également être corrigées dans les trois mois. Ce jeudi 6 août au soir, l'entreprise affirme que ses équipements avaient été mis en conformité. Le site devait être contrôlé le mois prochain pour le vérifier.
Certains habitants, eux, ont le sentiment d'avoir frôlé la catastrophe et ne sont pas rassurés par les dernières recommandations de la préfecture, qui déconseille de consommer le produit de leurs potagers. "On ne doit pas consommer de fruits ou de légumes, ça fait penser à Tchernobyl. On va les éplucher, puis on va les consommer. On se dit que ça n'a pas dû pénétrer dedans quand même, malgré tout. On prend le risque", confie Cyrille Villemin, habitant de Vitry-sur-Orne (Moselle). La préfecture indique attendre le résultat de nouvelles analyses de l'air, des sols et de l'eau avant de lever ses recommandations.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Levée ou maintien des recommandations sanitaires après les analyses
Very likely · Within days
Open Questions
- Quels sont les résultats exacts des analyses de l'air, des sols et de l'eau ?
- Le site était-il réellement aux normes avant l'incendie ?





