Interdiction de l'alcool sur la voie publique : "On a du mal à comprendre l'improvisation" du gouvernement
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Le vice-président de l'Umih Île-de-France critique l'interdiction de l'alcool sur la voie publique pour la Fête de la musique, la jugeant improvisée et mal concertée, malgré la cohérence pour la santé publique.
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Why It Matters
L'interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique a été décidée dans 35 départements en vigilance rouge canicule, le jour de la Fête de la musique.
On a du mal à comprendre l'improvisation" du gouvernement, réagit dimanche 21 juin sur franceinfo, David Zenouda, vice-président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) d'Île-de-France, alors que la consommation d'alcool sur la voie publique est interdite dans les 35 départements placés en vigilance rouge canicule en ce jour de Fête de la musique.
"Ça me semble plutôt une décision qui a été prise un peu rapidement", ajoute David Zenouda, qui précise qu'il n'y a eu aucune "concertation", ni "discussion possible" avec les restaurants et les bars cette semaine, alors qu'on "sait que les températures allaient monter". Il rappelle que "les restaurateurs et patrons d'établissements ont préparé la Fête de la musique, eux, depuis très longtemps et s'étaient organisés" pour vendre de l'alcool à emporter. Selon lui, cette Fête de la musique va être "assez compliquée à gérer pour les forces de police et assez compliquée également" pour les restaurants et les bars.
La vente d'alcool, au sein de ces établissements, reste possible. Pour la Fête de la musique, "dans beaucoup de terrasses, on sert avec des gobelets jetables", relève celui qui possède deux établissements à Paris.
David Zenouda prévient :
"On ne va pas suivre notre client jusqu'au bout de la rue pour dire : 'Attention, vous risquez une amende'."
David Zenouda, vice-président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie
à franceinfo
Face aux fortes chaleurs qui vont marquer toute une partie de la France dimanche, le vice-président de l'Umih d'Île-de-France reconnaît que la décision "semble cohérente, évidemment pour des raisons de santé publique". Il tient cependant à souligner que les responsables des bars et des restaurants connaissent leur métier. Ils sont tenus "de ne pas servir une clientèle en état d'ébriété" et sont "conscients des dangers que la consommation d'alcool peut avoir, et notamment en cas de fortes chaleurs. À nous, patrons d'établissements, d'être très vigilants, de montrer l'exemple, de mettre des poubelles à disposition, de nettoyer le devant de nos établissements, de servir des gobelets, et de ne pas servir des personnes en état d'ébriété", conseille David Zenouda.
Open Questions
- Quel sera l'impact réel sur les ventes ?
- Des mesures compensatoires seront-elles prévues ?





