"Je n'aime pas cette formulation parce qu'on a le droit d'être en colère", répond la présidente de l'Assemblée à Emmanuel Macron
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La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, critique les propos d'Emmanuel Macron sur la colère suite à l'affaire Lyhanna, affirmant qu'il faut savoir écouter la société et que les citoyens ont le droit d'exprimer leur colère.
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Why It Matters
La présidente de l'Assemblée nationale réagit aux propos du président de la République concernant les rassemblements suite à l'affaire Lyhanna. Elle estime que les citoyens ont le droit d'exprimer leur colère.
« Je n'aime pas cette formulation parce qu'on a le droit d'être en colère », réagit dimanche 14 juin sur France Inter et franceinfo TV Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale aux propos d'Emmanuel Macron. « On ne répond pas à un drame par des cris », avait estimé le président de la République mercredi, en Conseil des ministres, après les nombreux rassemblements partout en France en réaction à l'affaire Lyhanna. Emmanuel Macron avait reconnu tout de même des « dysfonctionnements manifestes » après la mort de Lyhanna, 11 ans.
« Quand on fait de la politique, il faut être à l'écoute de la société, poursuit la présidente de l'Assemblée nationale. Malheureusement les citoyens dans notre pays doivent parfois élever la voix pour se faire entendre ». « Il y a quatre ans déjà, j'ai appelé à un "MeToo des enfants. Eh bien, je n'ai peut-être pas crié assez fort », déplore Yaël Braun-Pivet.
Plus de 60 000 personnes ont manifesté lundi dernier en France pour exprimer leur colère après le meurtre de la collégienne de 11 ans, Lyhanna, pour lequel un homme visé par plusieurs plaintes pour viol est mis en cause. La manifestation devant le ministère de la Justice avait été interdite par la préfecture de police qui avait proposé aux organisateurs un autre lieu, à savoir la place Lépine, devant la cour d'appel de Paris. Il y a eu au final deux rassemblements à Paris - un place Vendôme et un place Lépine - qui ont réuni au total 2 900 personnes, selon la préfecture de police.
Open Questions
- Comment le gouvernement va-t-il réagir à ces critiques ?
- Quelles mesures seront prises suite à l'affaire Lyhanna ?





