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L'Aérotrain : le train fantôme de 18 km qui devait relier Paris à Orléans
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Le Monde6/14/2026Tech1 min readFrance

L'Aérotrain : le train fantôme de 18 km qui devait relier Paris à Orléans

Quick Look

  • Un viaduc de 18 km, vestige d'un projet d'aérotrain des années 60, traverse la Petite Beauce.
  • Lancé par le gouvernement Pompidou, le train à coussin d'air atteignait 400 km/h mais fut abandonné par Valéry Giscard d'Estaing au profit du TGV.

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Why It Matters

Le projet d'aérotrain, un train interurbain à haute vitesse sur coussin d'air, fut lancé en 1962 et expérimenté dans les années 60 et début 70. Il fut finalement abandonné au profit du TGV.

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Le long rail de béton file au milieu des immenses champs de blé et de betteraves, avant de s’interrompre brusquement. Ce viaduc qui s’étend sur 18 km, à 7 mètres du sol, est tout ce qui reste de la ligne qui devait relier Paris à Orléans. Un fantôme de 18 km, vieux de cinquante ans, qui marque le paysage de la Petite Beauce et traverse, de Ruan à Saran, dans le Loiret, des villages dortoirs qui vivent au rythme des déplacements pendulaires de leurs habitants. A côté, sur la départementale, défile une cohorte de camions, en ce matin de début juin.

Le projet d’aérotrain imaginé par Jean Bertin avait été lancé en grande pompe, en 1962, par le gouvernement de Georges Pompidou, alors premier ministre de De Gaulle, et soutenu financièrement durant dix ans pour doter le pays d’un train interurbain à haute vitesse. Après une première piste d’essai dans l’Essonne, le monorail est construit dans la Beauce en 1967.

Fascinant politiques et technostructure par sa modernité, ce « train qui vole » – l’engin sur coussin d’air propulsé par deux moteurs atteint alors plus de 400 km/heure – a attiré de nombreuses délégations étrangères et a transporté quelque 18 000 passagers lors de ses nombreux trajets sur la voie d’essai. Mais l’équipement, révolutionnaire, ne dépassera jamais la phase expérimentale. Dès son élection à la présidence de la République, en 1974, Valéry Giscard d’Estaing enterre le projet, lui préférant le TGV. Un « fiasco », comme le nomme la revue du même nom (Fiasco ed., 28 euros).

Open Questions

  • Quel aurait été le coût réel du développement complet de l'aérotrain ?
  • Quelles étaient les raisons précises de la préférence pour le TGV ?

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This article was originally published by Le Monde.

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