L'Assemblée nationale adopte une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre
Quick Look
- L'Assemblée nationale française a voté une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes.
- Le texte, soutenu par le gouvernement et voté avec les voix de la majorité et du RN, a suscité de vives protestations de la gauche et des collectifs de victimes.
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Why It Matters
L'Assemblée nationale a adopté un texte instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Ce vote a été marqué par des incidents et des protestations de la gauche et de collectifs de victimes.
Assa Traoré s’agite ; le texte passe. Ce mardi, l’Assemblée nationale a adopté, dans une ambiance surchauffée, un texte instaurant une présomption de légitime défense pour les gendarmes et les policiers lorsqu’ils font usage de leur arme. Déposé initialement par le député LR Eric Pauget, le texte a reçu le soutien du gouvernement. Avec les voix du bloc central (Renaissance-Modem-Horizons-LR) et celle de l’alliance Rassemblement national-UDR, il a été voté en première lecture par 313 voix contre 199. Il doit désormais être examiné par le Sénat.
La séance a été émaillée par plusieurs incidents, notamment venus des députés de gauche qui ont dénoncé un «permis de tuer». Les centaines d’amendements qu’ils avaient déposés dans une stratégie d’obstruction parlementaire assumée ont d’abord été écartés par le gouvernement. Les élus insoumis ont hurlé au «fascisme» et au «racisme», obligeant la présidente de séance Hélène Laporte (RN) à annoncer plusieurs saisines du Bureau de l’Assemblée pour des sanctions. Mais la séance a véritablement viré au chaos après le vote.
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«Cracher leur haine du flic»
Plusieurs représentants de collectifs de victimes de tirs policiers ont assisté aux débats depuis les tribunes. Une fois le texte adopté, plusieurs ont scandé «Pas de justice, pas de paix». L’un des militants a été évacué manu militari. Plusieurs députés de droite ont diffusé les images sur les réseaux sociaux, pointant la présence d’Assa Traoré en cheffe de file des fauteurs de troubles. Adama Traoré, frère de cette militante d’extrême gauche, avait trouvé la mort en 2016 après avoir été interpellé par des gendarmes. Les trois gendarmes mis en cause ont bénéficié d’un non-lieu le 30 août 2023, non-lieu confirmé en appel puis définitivement en cassation le 11 février 2026.
«Ce soir, LFI et la gauche ont transformé l’Assemblée nationale en théâtre d’agitation», s’est insurgée la députée Alexandra Martin. La proche de David Lisnard affirme qu’Assa Traoré et ses troupes «ont manifesté violemment leur opposition, bousculant les huissiers». Ils ont «bordélisé l’Assemblée nationale pour cracher leur haine du flic», a renchéri l’eurodéputé RN Matthieu Vallet. «Immense soutien à mon amie Assa Traoré une fois de plus victime ce matin d’insultes racistes», a réagi de son côté le député LFI Thomas Portes. «Oui, sa place était hier à l’Assemblée nationale.»
What to Watch
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Le Sénat examinera le texte dans les prochaines semaines.
Likely · Within weeks
Open Questions
- Quelles seront les conséquences de cette loi sur les interventions policières ?
- Comment le Sénat va-t-il examiner ce texte ?
- Quelles sanctions seront appliquées aux députés ayant perturbé la séance ?






