L'épidémie d'Ebola en RDC a fait plus de 500 morts, selon l'OMS
Quick Look
- L'épidémie d'Ebola en RDC a causé plus de 500 décès et 1 561 cas confirmés, selon l'OMS.
- L'espèce Bundibugyo, sans vaccin ni traitement, sévit principalement en Ituri et Nord-Kivu, où le M23 contrôle des zones.
- Des échanges avec le Rwanda ont partiellement repris.
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Why It Matters
La RDC fait face à sa dix-septième épidémie d'Ebola, causée par l'espèce Bundibugyo, sans vaccin ni traitement. L'épidémie est particulièrement préoccupante dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu.
L’épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait plus de 500 morts, selon un dernier bilan lundi 6 juillet de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’appuie sur des données des autorités sanitaires congolaises.
Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades recensés, de 2018 à 2020.
Au total, pour cette dix-septième épidémie, 506 morts et 1 561 cas confirmés ont été recensés en RDC, alors que le bilan est maintenu à deux morts pour 20 cas confirmés en Ouganda voisin, a affirmé l’OMS dans un point de situation daté du 4 juillet.
Cette épidémie, déclarée officiellement le 15 mai, est causée par l’espèce Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement. Un essai clinique portant sur deux traitements contre cette espèce rare a commencé jeudi, toujours selon l’OMS, qui a également accordé une autorisation d’utilisation d’urgence au premier test de diagnostic moléculaire du virus.
Un taux de mortalité de 57,4 % dans le Nord-Kivu
L’ampleur réelle de la crise est encore difficile à mesurer et celle-ci pourrait durer plusieurs mois. Le foyer de l’épidémie se situe en Ituri, province du Nord-Est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda. Dans la cité minière de Mongbwalu, considérée comme le point de départ de l’épidémie, la létalité élevée (50,7 %) pose des défis persistants dans la prise en charge précoce et l’accès aux soins des malades.
Le virus est aussi présent dans les provinces proches du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les capitales provinciales et de larges pans de territoire sont contrôlés par le groupe armé antigouvernemental M23. Dans le Nord-Kivu, le taux de mortalité, de 57,4 %, largement supérieur à la moyenne, est jugé « préoccupant » par les autorités sanitaires congolaises. Dans la province du Sud-Kivu, aucun cas n’a été confirmé depuis le 26 mai.
Les autorités sanitaires du M23 ont annoncé la semaine dernière que l’épidémie a été éradiquée dans les zones contrôlées. Cette information n’a pas pu être vérifiée par l’Agence France-Presse (AFP) auprès de sources indépendantes.
Dans la foulée de cette annonce, les échanges entre l’est de la RDC et le Rwanda ont partiellement repris après plusieurs semaines de fermeture des postes-frontières, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les échanges transfrontaliers, principalement commerciaux, sont fréquents dans cette partie du monde. De nombreux Congolais de la région se rendent également au Rwanda pour prendre l’avion à Kigali, depuis la fermeture de l’aéroport de Goma par le M23, au début de 2025.
Open Questions
- Quelle est l'ampleur réelle de la crise ?
- Combien de temps durera l'épidémie ?
- Les traitements expérimentaux seront-ils efficaces ?





