Le protectionnisme américain change de visage, pas de cap
Quick Look
- Les États-Unis, sous Donald Trump, ont imposé de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% à 60 pays et territoires, dont l'Union européenne et le Brésil, citant le "travail forcé" après l'expiration de mesures précédentes.
- Cette stratégie protectionniste vise à réduire le déficit commercial, mais un économiste la juge plus proche de l'échec.
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Why It Matters
La politique protectionniste américaine sous Donald Trump se poursuit avec l'imposition de nouveaux droits de douane sur 60 pays, après l'invalidation de mesures précédentes par la Cour suprême.
Le protectionnisme américain change de visage, pas de cap. Ce vendredi 24 juillet marquait l’expiration des droits de douane de 10% imposés en février par Donald Trump, au titre de la section 122 du «Trade Act» de 1974. Ce dispositif, provisoire, avait été dégainé dans l’urgence, après que la Cour suprême avait invalidé la salve de surtaxes «réciproques» lancée lors du «Jour de la Libération», le 2 avril 2025. Mais le président américain, rabroué par les juges, avait déjà préparé sa riposte : après le Brésil, frappés mercredi d’une surtaxe de 25%, 60 pays et territoires - dont l’Union européenne - se sont vus imposer à partir de ce vendredi de nouveaux droits de douane, de 10% ou 12,5%. Leur faute, selon Washington : n’avoir pas suffisamment lutté contre les «importations fabriquées grâce au travail forcé». Un grief de façade, qui a le mérite d’être sanctionnable d’après la section 301 de la loi de 1974.
En attendant une éventuelle contestation en justice, Donald Trump semble donc déterminé à poursuivre sa stratégie tarifaire inaugurée le 2 avril 2025, lors du «Jour de la Libération». Depuis la roseraie de la Maison-Blanche, ce jour-là, le président américain avait fait une promesse, érigée en totem : les droits de douane massifs vont permettre de résorber le déficit chronique de la balance commerciale américaine. Un an et quatre mois plus tard, la question se pose : pour quel résultat ? «Sur le plan commercial, le constat est assez clair : on est plus proche de l’échec que la réussite», balaie Antoine Bouët, économiste et directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).
Une réduction marginale du déficit
Open Questions
- Quel sera l'impact économique réel des nouveaux droits de douane ?
- Comment les pays affectés réagiront-ils légalement ?
- Les chiffres confirmeront-ils l'échec commercial ?





