Le satellite Smile, destiné à observer les vents solaires, a été mis en orbite
Quick Look
- Le satellite Smile, fruit d'une collaboration entre l'ESA et l'Académie chinoise des sciences, a été mis en orbite avec succès depuis Kourou.
- Sa mission est d'observer les vents solaires et leur interaction avec le champ magnétique terrestre pour mieux comprendre la météo spatiale.
AI-generated summary
Why It Matters
Le satellite Smile est conçu pour observer les vents solaires et leur interaction avec le champ magnétique terrestre. La mission est une collaboration entre l'ESA et l'Académie chinoise des sciences.
C'est un "succès". Le satellite Smile destiné à observer les vents solaires qui frappent le champ magnétique de la Terre, a été placé en orbite, mardi 18 mai, une heure après le lancement de la mission depuis le centre spatial de Kourou en Guyane française.
Vega-C, le lanceur léger de l'Agence spatiale européenne (ESA), a décollé très rapidement dans la nuit guyanaise à 00h52 (5h52, heure de Paris) avec à son bord le satellite Smile (pour Solar wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer) dans le cadre d'une mission élaborée et réalisée en collaboration entre l'ESA et l'Académie chinoise des sciences (ACS).
Cinquante-sept minutes après le décollage, le satellite a été placé à 700 km d'altitude avant de poursuivre par ses propres moyens son voyage, pour rejoindre une orbite elliptique autour de la Terre. Il survolera le pôle Sud à seulement 5 000 km d'altitude pour pouvoir transmettre les informations collectées à la base O'Higgins en Antarctique, mais évoluera à 121 000 km au-dessus du pôle Nord, obtenant ainsi une vision d'ensemble.
Mieux comprendre la météo spatiale pour mieux protéger les satellites
La mission de Smile sera d'observer les vents solaires qui naissent des éjections de masse coronale (CME) se produisant à la surface du Soleil. Ces éjections de plasma provoquent des flux de particules qui se propagent ensuite jusqu'à la Terre, à une vitesse pouvant atteindre deux millions de kilomètres par heure. Au contact du champ magnétique de notre planète, qui agit comme un bouclier, ces flux sont en grande partie détournés. Mais des particules chargées pénètrent tout de même dans notre atmosphère et interagissent alors avec les particules de l'atmosphère, pour engendrer les célèbres aurores boréales ou australes.
Open Questions
- Quelles seront les premières découvertes majeures de la mission Smile ?
- Comment les données collectées par Smile amélioreront-elles la protection des satellites ?
- Quelles sont les prochaines étapes de la collaboration spatiale entre l'ESA et l'ACS ?






