Le Venezuela signe de nouveaux accords énergétiques avec Chevron, Eni et GE Vernova sous l'égide des États-Unis
Quick Look
Le Venezuela a signé mercredi de nouveaux accords avec Chevron, Eni et GE Vernova pour étendre leurs opérations pétrolières et électriques, dans le cadre d'un accord bilatéral avec Washington visant à contrôler environ un cinquième des réserves du pays, selon Chris Wright, ministre américain de l'Énergie.
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Why It Matters
Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, estimées à plus de 300 milliards de barils. Depuis le début de l'année, les États-Unis ont progressivement levé les sanctions contre Caracas dans le cadre d'un rapprochement énergétique et politique.
Le Venezuela a signé mercredi de nouveaux accords avec les compagnies pétrolières Chevron et Eni pour étendre leurs opérations dans le pays, ainsi qu’avec GE Vernova pour redresser l’industrie électrique, sous les auspices du ministre américain de l’Énergie. Chris Wright était arrivé mardi au Venezuela après l’annonce d’un accord bilatéral pouvant permettre à Washington de contrôler environ un cinquième des réserves pétrolières du pays. Mercredi, il a supervisé la signature de plusieurs accords énergétiques entre Caracas et des entreprises du secteur de l’énergie.
Ces accords «représentant des dizaines de milliards de dollars d’investissements et, à terme, des milliers d’emplois, sont essentiels pour mettre en marche (une) dynamique de paix, d’opportunités et de prospérité pour tous au Venezuela», a-t-il déclaré. La compagnie américaine Chevron, partenaire pétrolier historique du Venezuela, obtient de nouveaux gisements et escompte de plus que doubler la production de ses trois sociétés communes par rapport à 2026, à environ 600.000 barils par jour, en l’espace de cinq ans.
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L’italienne Eni a de son côté décroché auprès de Caracas le rôle d’opérateur exclusif du gigantesque gisement pétrolier de Junin 5, dans la ceinture de l’Orénoque. Le gouvernement vénézuélien a également signé des accords avec l’entreprise américaine GE Vernova - qui rassemble les anciennes activités liées à l’énergie du conglomérat General Electric - pour la réparation d’une grande partie du réseau électrique du pays caribéen. Ainsi qu’un accord avec l’entreprise vénézuélienne Primavera pour l’exploitation de deux champs de pétrole.
Accord bilatéral
Indépendamment des contrats industriels, Caracas et Washington ont conclu un accord bilatéral, annoncé par Donald Trump le 28 août, qui doit voir les États-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays. La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, au pouvoir depuis la capture en janvier de Nicolas Maduro par les forces américaines, a tenu mercredi à remercier le locataire de la Maison Blanche, assurant que cet accord apportera du «bien-être» au pays.
Depuis la capture de Maduro, le président Trump entend relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. Le sous-sol vénézuélien renferme les plus grosses réserves de pétrole au monde (plus de 300 milliards de barils estimés). À son pic historique, la production quotidienne atteignait plus de 3 millions de barils. La production de pétrole «sera bien supérieure à deux millions de barils par jour d’ici la fin de la décennie», a affirmé Chris Wright sur CNBC, rappelant qu’elle était légèrement inférieure à un million en début d’année.
L’accord entre Washington et Caracas prévoit une prise de participation de 35% dans North American Blue Energy Partners, deuxième plus importante société pétrolière privée du Venezuela, d’après des éléments fournis par la Maison Blanche. En échange, cette entreprise accordera à Washington la possibilité d’acheter à prix coûtant 20% de sa production, qui sera ensuite traitée dans des raffineries aux États-Unis spécifiquement conçues pour ce pétrole visqueux.
«Plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale»
Le milliardaire républicain a loué le «plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale», qui a vocation à doubler les réserves des États-Unis. Il cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections de mi-mandat début novembre, mal engagées pour son camp. L’accord a reçu le soutien de l’Assemblée nationale et de l’armée vénézuéliennes.
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Delcy Rodriguez a assuré que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les États-Unis. Washington, qui depuis le début de l’année lève progressivement les sanctions contre Caracas, a par ailleurs annoncé mercredi de nouvelles mesures pour faciliter l’exploitation d’or et de charbon dans le pays.
Sur le plan politique, Donald Trump a estimé mercredi que le Venezuela n’était «pas encore prêt» pour organiser des élections, près de neuf mois après l’intervention américaine. «Il y aura un processus électoral, mais seulement quand le Venezuela sera prêt», a pour sa part affirmé Mme Rodriguez. Le pouvoir et l’opposition vénézuélienne ont tenu en août leur premier cycle de dialogue, voulu par Washington, en vue d’une transition politique. Une nouvelle série de pourparlers se déroulera dans une dizaine de jours, a affirmé mercredi sur Fox News le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La production pétrolière vénézuélienne dépassera deux millions de barils par jour d'ici la fin de la décennie
Likely · Within years
Un nouveau cycle de dialogue politique entre le pouvoir et l'opposition vénézuélienne se déroulera dans une dizaine de jours
Very likely · Within days
Open Questions
- Quel est le calendrier précis de mise en œuvre des accords signés ?
- Comment sera assurée la transparence dans la répartition des revenus pétroliers entre les deux pays ?
- Quelles garanties existent pour prévenir un nouveau recul démocratique au Venezuela malgré l'accord avec Washington ?





