Le Venezuela a conclu de nouveaux accords pétroliers avec Chevron et Eni ainsi qu'un partenariat électrique avec GE Vernova, dans le cadre d'un accord bilatéral permettant aux États-Unis d'acquérir une participation majoritaire dans les réserves vénézuéliennes.
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Le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières mondiales. Les États-Unis ont annoncé un accord bilatéral pour en contrôler une partie après la capture de Nicolas Maduro.
Le Venezuela a signé mercredi de nouveaux accords avec les compagnies pétrolières Chevron et Eni pour étendre leurs opérations dans le pays, ainsi qu’avec GE Vernova pour redresser l’industrie électrique, sous les auspices du ministre américain de l’Énergie. Chris Wright était arrivé mardi au Venezuela après l’annonce d’un accord bilatéral pouvant permettre à Washington de contrôler environ un cinquième des réserves pétrolières du pays. Mercredi, il a supervisé la signature de plusieurs accords énergétiques entre Caracas et des entreprises du secteur de l’énergie.
Ces accords «représentant des dizaines de milliards de dollars d’investissements et, à terme, des milliers d’emplois, sont essentiels pour mettre en marche (une) dynamique de paix, d’opportunités et de prospérité pour tous au Venezuela», a-t-il déclaré. La compagnie américaine Chevron, partenaire pétrolier historique du Venezuela, obtient de nouveaux gisements et escompte de plus que doubler la production de ses trois sociétés communes par rapport à 2026, à environ 600.000 barils par jour, en l’espace de cinq ans.
L’italienne Eni a de son côté décroché auprès de Caracas le rôle d’opérateur exclusif du gigantesque gisement pétrolier de Junin 5, dans la ceinture de l’Orénoque. Le gouvernement vénézuélien a également signé des accords avec l’entreprise américaine GE Vernova - qui rassemble les anciennes activités liées à l’énergie du conglomérat General Electric - pour la réparation d’une grande partie du réseau électrique du pays caribéen. Ainsi qu’un accord avec l’entreprise vénézuélienne Primavera pour l’exploitation de deux champs de pétrole.
Indépendamment des contrats industriels, Caracas et Washington ont conclu un accord bilatéral, annoncé par Donald Trump le 28 août, qui doit voir les États-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays. La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, au pouvoir depuis la capture en janvier de Nicolas Maduro par les forces américaines, a tenu mercredi à remercier le locataire de la Maison Blanche, assurant que cet accord apportera du «bien-être» au pays.
Depuis la capture de Maduro, le président Trump entend relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. Le sous-sol vénézuélien renferme les plus grosses réserves de pétrole au monde (plus de 300 milliards de barils estimés). À son pic historique, la production quotidienne atteignait plus de 3 millions de barils. La production de pétrole «sera bien supérieure à deux millions de barils par jour d’ici la fin de la décennie», a affirmé Chris Wright sur CNBC, rappelant qu’elle était légèrement inférieure à un million en début d’année.
L’accord entre Washington et Caracas prévoit une prise de participation de 35% dans North American Blue Energy Partners, deuxième plus importante société pétrolière privée du Venezuela, d’après des éléments fournis par la Maison Blanche. En échange, cette entreprise accordera à Washington la possibilité d’acheter à prix coûtant 20% de sa production, qui sera ensuite traitée dans des raffineries aux États-Unis spécifiquement conçues pour ce pétrole visqueux.
«Plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale»
Le milliardaire républicain a loué le «plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale», qui a vocation à doubler les réserves des États-Unis. Il cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections de mi-mandat début novembre, mal engagées pour son camp. L’accord a reçu le soutien de l’Assemblée nationale et de l’armée vénézuéliennes.
Delcy Rodriguez a assuré que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les États-Unis. Washington, qui depuis le début de l’année lève progressivement les sanctions contre Caracas, a par ailleurs annoncé mercredi de nouvelles mesures pour faciliter l’exploitation d’or et de charbon dans le pays.
Sur le plan politique, Donald Trump a estimé mercredi que le Venezuela n’était «pas encore prêt» pour organiser des élections, près de neuf mois après l’intervention américaine. «Il y aura un processus électoral, mais seulement quand le Venezuela sera prêt», a pour sa part affirmé Mme Rodriguez. Le pouvoir et l’opposition vénézuélienne ont tenu en août leur premier cycle de dialogue, voulu par Washington, en vue d’une transition politique. Une nouvelle série de pourparlers se déroulera dans une dizaine de jours, a affirmé mercredi sur Fox News le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.

La politique commerciale américaine a changé plus de 50 fois depuis janvier 2025, tandis que Trump menace de retirer son soutien à la souveraineté britannique aux Malouines et annonce un accord pétrolier de 65 milliards de barils avec le Venezuela, prévoyant 100 milliards de dollars d'investissement et 209 milliards de recettes fiscales pour Caracas.
Donald Trump propose de renommer le détroit d'Ormuz « détroit Trump » tandis que les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran s'intensifient, marquées par des frappes américaines, des attaques iraniennes sur des pétroliers et des bases militaires, et des discussions sur le déplacement des habitants de Gaza.

Donald Trump a publié le 31 août une vidéo générée par intelligence artificielle montrant l'armée américaine bombardant l'île de Kharg en Iran, la décrivant comme «réduite en miettes», après la reprise des frappes américaines en Iran.

L'Allemagne accuse la Russie d'avoir envoyé un drone chargé d'explosifs à l'aéroport de Leipzig-Halle le 9 août, un acte qualifié de terrorisme d'État par l'UE. L'aéroport, hub stratégique pour le fret civil et militaire de l'OTAN et de l'Ukraine, a déjà connu des incidents similaires, renforçant les tensions entre Moscou et l'Europe.

Washington menace de retirer son soutien à la souveraineté britannique sur les Malouines pour pousser le Royaume-Uni à augmenter ses dépenses de défense ; Donald Trump annonce un accord pétrolier record entre les États-Unis et le Venezuela ; un ferry transportant 267 personnes a coulé au large de Chypre, faisant au moins 8 morts et 17 disparus.
Donald Trump a proposé de renommer le détroit d'Ormuz en « détroit Trump » sur Truth Social, affirmant que les États-Unis contrôlent ce passage stratégique verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines. Il a ensuite déclaré qu'il avait « juste lancé ça comme ça ».