Liban : des déplacés retournent chez eux après un cessez-le-feu, mais l'incertitude demeure
Quick Look
- Plus d'un million de Libanais déplacés par les bombardements israéliens retournent chez eux, mais l'incertitude règne quant à la durabilité du cessez-le-feu.
- Certains, comme Zaineb, attendent des signes de stabilité avant de quitter Beyrouth, tandis que d'autres, comme Lina, restent dans des écoles réquisitionnées par crainte de nouvelles frappes.
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Why It Matters
Plus d'un million de Libanais ont fui leur domicile dans le sud du Liban en raison des bombardements israéliens et se sont réfugiés à Beyrouth. Un accord entre les États-Unis et l'Iran a suscité l'espoir d'un retour.
Zaineb vit dans un petit deux-pièces à Beyrouth. À l'intérieur, il y a toute sa famille, treize personnes en tout.
Tous ont fui leur maison dans le sud du Liban face aux bombardements israéliens. Comme elle, ils sont plus d'un million de réfugiés installés dans la capitale libanaise.
La signature d'un accord entre les États-Unis et l'Iran a poussé Zaineb à retourner dans son village.
Finalement, elle en est repartie le jour-même. "Il y avait beaucoup de tirs d'artillerie, les avions de chasse israéliens, les enfants avaient peur, souligne cette déplacée. On attend jusqu'à vendredi pour voir, et si c'est tranquille, on va rentrer ; sinon, on restera ici, pour les enfants."
Parmi ses enfants, il y a Wissem, son aîné de 10 ans. Lui aussi a fait le déplacement pour voir sa maison qu'il n'avait plus vu depuis trois mois. "On a vu la maison de notre grand-père aussi, souligne le garçon. J'étais triste et en même temps heureux d'avoir vu ma maison."
Sa mère rajoute : "Toutes les vitres ont été cassées. Il y a des dégâts. Mais la maison reste encore habitable." La moitié de leur immeuble à Beyrouth, peuplé de déplacés, a fait le choix de rentrer dans le Sud.
Optimisme reservé
Zaineb, elle, attendait que l'accord soit vraiment signé entre Washington et Téhéran. Désormais, elle a de l'espoir. "C'est différent cette fois. Le cessez-le-feu va tenir." Comme elle, de nombreux déplacés ont fait le choix de ne pas rentrer tout de suite ; elle va continuer à payer le loyer dans cet immeuble durant quelques semaines pour que la famille ne soit pas à la rue s'il faut fuir à nouveau.
À l'école du quartier, réquisitionnée pour les déplacés, on voit toujours les tentes à l'extérieur. Lina est en cuisine. Elle prépare le mourrabiyé, un plat de poulet et de pois chiches pour les 400 personnes hébergées sur place. "Très peu de gens sont partis parce qu'il y a encore des frappes autour de Nabatiyé, souffle cette Libanaise. Il y a encore des attaques, c'est quoi ce cessez-le-feu là ? Il paraît que trois jeunes ont disparu, les Israéliens les ont capturés."
Lina vient d'un village occupé par des Israéliens ; elle ne voit pas Donald Trump les convaincre de se retirer et d'arrêter la guerre. "De ce qu'on a vu jusqu'à présent, il n'a aucune autorité. C'est Nétanyahou qui décide."
Depuis Gaza jusqu'à maintenant, les Américains n'ont rien fait, ce ne sont que des paroles.
Lina, une déplacée libanaise à franceinfo
Lina possède un logement dans le quartier sud de la capitale libanaise, celui du Hezbollah, le mouvement chiite. Face au risque de bombardements israéliens, elle préfère rester dans l'école réquisitionnée, même s'ils sont neuf dans une chambre.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Certains déplacés retourneront dans leurs villages si la situation reste calme.
Likely · Within days
Des frappes sporadiques pourraient continuer autour de Nabatiyé.
Possible · Within weeks
Open Questions
- Le cessez-le-feu sera-t-il durable ?
- Y aura-t-il de nouvelles frappes ?
- Quel sera le sort des jeunes disparus ?


