Lyhanna : des traces de viol et de contention retrouvées sur le corps de la fillette
Quick Look
- Deux semaines après la découverte du corps de Lyhanna, une fillette de 11 ans, des examens complémentaires révèlent qu'elle a été violée.
- L'ADN du principal suspect, Jérôme Barella, a été retrouvé sur la victime et ses vêtements, ainsi que des traces de contention.
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Why It Matters
Le corps de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, a été découvert dans un silo désaffecté à Puycasquier (Gers) il y a deux semaines. L'affaire a suscité une vive émotion.
Deux semaines après la découverte du corps de Lyhanna dans un silo désaffecté situé dans la commune de Puycasquier (Gers), des examens et expertises complémentaires révèlent que la collégienne de 11 ans a été violée, ont appris, vendredi 19 juin, franceinfo et France Télévisions de sources concordantes, confirmant des informations de plusieurs médias. La gendarmerie confirme aussi à France Télévisions que des "traces de contention" ont été retrouvées sur le corps de Lyhanna. Franceinfo résume ce que l'on sait de ces examens complémentaires, dont certains sont toujours en cours.
Un viol et des "traces de contention"
L'ADN de Jérôme Barella, principal suspect dans l'affaire Lyhanna, a été retrouvé sur le corps de la fillette de 11 ans, a appris France Télévisions de source proche du dossier. La présence de l'ADN de Jérôme Barella a été relevée "à différents points du corps de la victime et de ses vêtements", d'après la gendarmerie. Celle-ci confirme des "traces de contention" sur le corps de Lyhanna, tandis qu'une source proche du dossier affirme à France Télévisions qu'elle a été bâillonnée et entravée, au niveau des mains.
De plus, la gendarmerie et plusieurs sources concordantes confirment que la collégienne a été violée. Des hématomes sur son corps ont également été relevés. Le parquet d'Agen, en charge de l'affaire, n'a pas confirmé ces informations. Aucune communication officielle de la justice n'est intervenue dans le dossier Lyhanna depuis le 5 juin.
Les causes de la mort encore inconnues
Le 5 juin, le procureur d'Agen avait confirmé, dans un communiqué, que l'autopsie avait été pratiquée le matin même, dans les locaux de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), situés à Pontoise (Val-d'Oise). Les premiers résultats avaient pu confirmer, "au moyen d'une comparaison d'ADN", que le corps retrouvé dans un silo à Puycasquier était bien celui de Lyhanna. Il s'agissait de l'acte d'autopsie, et non du rapport final. C'est le rapport médico-légal qui regroupe tous les résultats des analyses réalisées à partir de prélèvements sur le corps de la victime, et qui permet de conclure aux causes de la mort.
"Les médecins légistes, en l'état de leurs investigations, ne sont pas aujourd'hui en mesure d'indiquer quelles sont les causes de la mort ; dès lors, des examens et expertises complémentaires ont été ordonnés et vont être diligentés. Dès lors que les causes auront été indiquées par les médecins légistes et experts, une nouvelle communication sera proposée", avait écrit, le 5 juin, le procureur d'Agen, précisant bien que le délai de rendu de ces résultats était "non déterminé". Mardi, le parquet avait fait savoir à la presse qu'il n'était toujours pas informé du retour des résultats de l'autopsie et des expertises complémentaires.
Des analyses toujours en cours
Vendredi, la gendarmerie a affirmé à France Télévisions que d'autres examens complémentaires étaient "toujours en cours". Car une fois l'acte d'autopsie effectué, à partir des premières constatations visuelles, deux types d'expertises complémentaires sont, a minima, ordonnées, précise à franceinfo un expert en criminalistique. D'abord les expertises toxicologiques, notamment pour déterminer si la victime a été droguée. Elles prennent au moins quinze jours, mais selon les premiers résultats, d'autres analyses peuvent être menées et les résultats définitifs peuvent prendre jusqu'à deux mois, dans les cas les plus complexes. "Les conclusions de l'autopsie arrivent tard, ce n'est pas exceptionnel. C'est normal car les analyses complémentaires sont nécessaires, cela montre que la justice met tous les moyens qu'elle a à sa disposition", appuie un autre expert contacté par franceinfo, qui confirme les délais des analyses.
Il existe aussi des expertises anatomopathologiques, qui permettent d'analyser les différents tissus du corps, d'étudier les cellules, de caractériser les lésions, de les dater et de déterminer notamment s'il y a eu une agonie de la victime. Ces analyses prennent au minimum quinze jours à trois semaines, voire deux mois, selon l'expert en criminalistique. Ce type d'examen complémentaire implique une "fixation au formol", c'est-à-dire que les tissus prélevés sur le corps de la victime sont plongés dans le formol pour être ensuite analysés. Tous ces actes sont classiquement réalisés par le médecin légiste, qui rend ensuite son rapport final d'autopsie. Ce document officiel est couvert par le secret : il est transmis par l'expert au juge d'instruction, qui le verse ensuite au dossier, consultable uniquement par les différentes parties.
La famille de Lyhanna appelle au respect de son intimité
"Face au pire pouvant arriver à une enfant et à des parents, leur colère n'a d'égal que leur dégoût", a déclaré, jeudi, François Roujou de Boubée, l'avocat de la famille de la collégienne, dans un communiqué. "La famille demande à ce que son intimité et sa vie privée soient respectées. Aucun autre commentaire ne sera fait."
Open Questions
- Quelles sont les causes exactes de la mort de Lyhanna ?
- Quand les résultats définitifs des expertises seront-ils disponibles ?






