Macron's historic visit to Syria signals Western normalization
Quick Look
- Emmanuel Macron's upcoming visit to Syria is historic as he's the first Western leader to visit since the new Damascus authorities took power.
- He previously welcomed Syrian leader Ahmed al-Chareh in Paris, a move seen as instrumental in al-Chareh's international normalization.
AI-generated summary
Why It Matters
Emmanuel Macron est le premier dirigeant occidental à se rendre en Syrie depuis l'arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, marquant une étape dans la normalisation internationale du régime.
De la visite prévue d’Emmanuel Macron en Syrie cette semaine, la présidence syrienne n’en a pas précisé la date. Mais une chose est sûre, le déplacement du président français est historique à plus d’un titre. D’abord parce qu’Emmanuel Macron est le premier dirigeant d’une puissance occidentale à se rendre en Syrie depuis l’arrivée au pouvoir fin 2024 des nouvelles autorités de Damas. Ensuite parce qu’aucun président de la République française n’y était allé depuis... Nicolas Sarkozy, en 2009.
C’est Tamim ben Hamad Al-Thani, l’émir du Qatar, qui a inauguré début 2025 les réceptions diplomatiques de son homologue syrien, Ahmed al-Chareh. Celui-ci a renversé en décembre 2024 Bachar el-Assad à la tête d’une coalition islamiste. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été la première dirigeante occidentale à se rendre dans la «nouvelle» Syrie en janvier 2026, suivie par le président ukrainien Volodymyr Zelensky en avril. Depuis, aucun dirigeant d’un pays de l’UE ou d’une puissance occidentale n’est allé à Damas.
Passer la publicité
«Moteur» dans la «normalisation» du pouvoir syrien
Emmanuel Macron avait déjà été le premier à accueillir Ahmed al-Chareh en Occident, en mai 2025, lorsqu’il avait fait le pari d’accompagner la transition syrienne en s’affichant à l’Élysée avec ce dirigeant au passé djihadiste malgré les critiques d’opposants à droite et au Rassemblement national. La visite à Paris avait précédé un autre déplacement, encore plus stratégique, du dirigeant syrien à Washington auprès de Donald Trump, et la levée des sanctions européennes et américaines contre la Syrie.
«Emmanuel Macron a été moteur» dans la «normalisation» du nouveau pouvoir syrien, «il a mis le pied à l’étrier à al-Chareh sur la scène internationale», dit à l’AFP le spécialiste de la Syrie Arthur Quesnay. Selon ce chercheur affilié à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, «on a beaucoup dit que Macron a fait le pari d’al-Chareh, il faut qu’il montre que c’était un bon pari», alors que la matrice djihadiste de son mouvement est toujours «une source d’inquiétude», malgré les assurances prodiguées par les nouvelles autorités à leurs partenaires.
Quand Nicolas Sarkozy renouait le dialogue avec Damas
La présidence syrienne a précisé qu’Emmanuel Macron serait accompagné à Damas d’une délégation «d’investisseurs et de représentants de compagnies françaises» pour «renforcer la coopération économique». Interrogé, l’Élysée n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.
Les dernières visites en Syrie d’un président français remontent à celles de Nicolas Sarkozy en 2008 et 2009. Celle de septembre 2008 avait été le symbole du réchauffement entre la France et la Syrie, après cinq années de brouille sur fond d’ingérences syriennes au Liban. Les tensions avaient culminé lors de l’assassinat du premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005, dont avaient été accusés les services de renseignement syriens. Jacques Chirac, proche de Rafic Hariri, avait interrompu le dialogue avec Damas. Nicolas Sarkozy avait ainsi été le premier chef d’un État occidental à se rendre en Syrie en six ans.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La visite renforcera la coopération économique franco-syrienne.
Likely · Medium term
Open Questions
- Quelle sera la date exacte de la visite ?
- Quels investisseurs accompagneront Macron ?
- Quelles assurances sur la matrice djihadiste ont été données ?





