Manon Relandeau: Battue citoyenne organisée après 7 semaines de disparition
Quick Look
- Sept semaines après la disparition de Manon Relandeau près de Nantes, les gendarmes organisent une battue citoyenne ce samedi 23 mai avec 300 personnes pour tenter de la retrouver.
- Son conjoint, arrêté en Algérie, est en détention provisoire pour meurtre et enlèvement.
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Why It Matters
Manon Relandeau, 31 ans, a disparu début avril près de Nantes. Malgré d'importants moyens de recherche, elle n'a pas été retrouvée. Son conjoint a fui en Algérie avec leur fille et a été arrêté.
Sept semaines après la disparition de Manon Relandeau à Saint-Etienne-de-Montluc, près de Nantes, les gendarmes organisent une battue citoyenne pour tenter de retrouver la mère de famille de 31 ans disparue début avril.
Depuis le signalement de la disparition de Manon Relandeau le 3 avril dernier, d’importants moyens humains et techniques ont été mobilisés par la gendarmerie afin de la retrouver.
Chiens, hélicoptères, plongeurs, les recherches sont restées vaines malgré la méthode dite de "l'escargot" menée par les gendarmes et qui consiste par des premières recherches dans l'environnement immédiat avant d'élargir à un cercle plus large.
"On est ensuite monté d'un cran, on a fait appel à des Saint-Hubert, des chiens capables de pister une personne après 5 ou 6 jours", nous a expliqué le Commandant de gendarmerie Jean-Marc Gagé. D'autres chiens capables de reprendre des pistes froides ont été ensuite engagés dans les recherches.
"Des drones IRCGN ont cartographié des terrains pour repérer le stress végétal", les endroits où la végétation a été piétinée. "Plus de 300 anomalies ont été vérifiées physiquement", a poursuivi Jean-Marc Gagé.
Les gendarmes ont donc lancé un appel à une recherche citoyenne. 300 personnes procéderont ainsi à une battue citoyenne ce samedi 23 mai, "avec les autorités judiciaires, les enquêteurs et la mairie de Saint-Etienne-de-Montluc".
"Chaque groupe de recherche sera encadré par des gendarmes référents et des secteurs précis seront attribués", expliquait la gendarmerie de Loire-Atlantique le 19 mai dernier dans un communiqué.
"C'est le bon moment après voir fait l'ensemble des recherches et investigations sur les terrains concernés" nous a expliqué le Commandant de gendarmerie Jean-Marc Gagé.
On allie moyens techniques et technologiques avec la capacité de mobiliser 300 paires d'yeux
Commandant Jean-Marc Gagé
Gendarmerie de Loire-Atlantique
Le nombre de personnes lors de cette battue a volontairement été plafonné à 300 participants car "si on trouve quelque chose il faut pouvoir le matérialiser dans la procédure", ce qui serait compliqué avec un trop grand nombre de participants.
Il sera donc inutile pour ceux qui souhaitent participent à cette battue de se rendre sur place ce samedi après-midi.
Il y a deux semaines, un appel à une "battue civile" avait été lancé en dehors de tout cadre légal. "Une intention louable, mais il faut que ce soit encadré", indiquaient les gendarmes, "le risque de ce genre d'initiative, c'est de polluer des zones, de piétiner des endroits alors qu'on ne les a pas encore inspectés" avaient-ils précisé.
Cette battue n'avait finalement pas eu lieu.
Le rappel des faits
Manon Relandeau n'a plus donné de nouvelles depuis le 27 mars, selon l'appel à témoins diffusé par la gendarmerie.
Sa disparition a été signalée le 3 avril. Le parquet de Nantes a alors ouvert une enquête pour meurtre et enlèvement.
Son conjoint, 41 ans, de nationalité algérienne, a pris l'avion le 2 avril avec leur fille alors âgée de 15 mois, à destination de l'Algérie. Il a été arrêté le 27 avril dans son pays d'origine, où il a été placé en détention provisoire.
La petite fille se trouvait avec lui au moment de son interpellation.
Manon Relandeau avait contacté récemment l'association Citad'elles, qui vient en aide aux femmes victimes de violences, et y avait pris un rendez-vous début avril, qu'elle n'a pas honoré.
Son conjoint avait été condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne de l'époque, selon le parquet.
Où en est l'enquête ?
Le 6 mai dernier le conjoint de Manon Relandeau a été placé en détention provisoire en Algérie où il avait pris la fuite avec la fillette du couple.
Dans ce dossier, un chauffeur de taxi et une femme de ménage ont par ailleurs été mis en examen les 22 et 23 avril pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime" et "modification des lieux d'un crime", avait indiqué le procureur de Nantes, Antoine Leroy. Ils avaient tous deux été placés en détention provisoire avant d'être libérés.
Le chauffeur de taxi, un homme de 42 ans a été libéré 7 mai dernier, il avait été en contact avec le conjoint de Manon Relandeau. Le quadragénaire a été placé sous contrôle judiciaire.
Selon son avocat Me Théo Barrière, il s'est dit "attristé de la situation de la famille Relandeau". Les contacts entre le chauffeur de taxi et le suspect ont été strictement "professionnels", a alors déclaré l'avocat à des journalistes, assurant que son client entendait "collaborer autant que faire se peut" avec la justice.
La femme de ménage de 27 ans, a elle aussi fait appel de son ordonnance de placement en détention provisoire. Elle a été remise en liberté le 13 mai dernier et également placée sous contrôle judiciaire.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La battue citoyenne pourrait permettre de retrouver des indices sur la disparition de Manon Relandeau.
Possible · Within days
L'extradition du conjoint de Manon Relandeau vers la France pourrait être demandée.
Possible · Within months
Open Questions
- Où se trouve Manon Relandeau ?
- Quelles sont les motivations du conjoint ?
- Quel a été le rôle exact du chauffeur de taxi et de la femme de ménage ?
- Y a-t-il eu d'autres complices ?





