
AI-generated summary
Un enfant mineur sur quatre vit aujourd’hui dans une famille monoparentale en France, selon l’Insee. Les mères seules présentent un risque de pauvreté 4,6 fois plus élevé que les mères vivant en couple, selon une étude de 2025 publiée dans La Revue française des affaires sociales. Leur taux de chômage atteint 17%.
Réunies lors de la première «université d’été de la monoparentalité», des mères isolées ont élaboré vendredi une série de propositions en vue de la présidentielle, pour mieux protéger des familles particulièrement exposées à la précarité. L’objectif de cet événement à l’initiative de l’association Moi et mes enfants, est de «faire reconnaître la monoparentalité comme un enjeu majeur de société», alors qu’un enfant mineur sur quatre vit aujourd’hui dans une famille monoparentale, selon l’Insee.
L’association veut sensibiliser les pouvoirs publics et présenter un «plan d’action» aux candidats à l’élection présidentielle, a indiqué Olivia Barreau, fondatrice de Moi et mes enfants, qui veut faire de cette université un événement annuel. Mères seules, associations et experts ont notamment échangé lors d’ateliers et de tables rondes consacrés à la situation économique et fiscale des mères seules, à leur santé mentale, à l’importance du répit, ainsi qu’à l’accès aux droits et à l’autonomie.
Les mères seules présentent un risque de pauvreté 4,6 fois plus élevé que les mères vivant en couple, selon une étude publiée en 2025 dans La Revue française des affaires sociales. Leur taux de chômage atteint 17%. «56% des familles monoparentales disent ne pas pouvoir faire face à une dépense imprévue de 1.000 euros», a souligné la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé.
Pour renforcer leur sécurité économique, les participants ont proposé de rendre automatique le versement des pensions alimentaires, de les revaloriser tous les deux ans et de calculer leur montant en tenant compte des besoins de l’enfant. Ils ont également souhaité que les pensions alimentaires ne soient plus imposables pour le parent qui les perçoit. Aujourd’hui, elles sont déductibles du revenu imposable pour le parent qui les verse mais imposables pour celui qui les reçoit.
Les participants ont par ailleurs plaidé pour la création d’un «statut de famille monoparentale», susceptible d’ouvrir des droits spécifiques, comme davantage de jours d’absence pour enfant malade. Ils ont défendu l’idée de sanctions pour les parents qui ne respectent pas leurs engagements en matière d’hébergement des enfants pendant les week-ends ou les vacances, soulignant que le parent gardien est, lui, tenu légalement de présenter l’enfant. Enfin, face à la charge mentale pesant sur les parents isolés, notamment les mères, les participants ont plaidé pour le développement de solutions de garde souples, accessibles financièrement et sans conditions de ressources, ainsi que sur l’importance des dispositifs d’entraide.
À lire aussi Natacha Polony n’exclut pas une candidature à la présidentielle pour «rendre aux Français leur voix»
L’ancien président socialiste François Hollande a répété vendredi à Blois son refus de participer à la primaire du pôle social-démocrate, assurant qu’un «moment de vérité» aura lieu en décembre et qu’il s’agira alors de créer une «union sacrée des démocrates» allant «au-delà des formations politiques». En marge du campus de rentrée du Parti socialiste, l’ex-chef de l’État, qui ne cache pas ses ambitions pour la présidentielle mais ne s’est pas déclaré officiellement, a affirmé n’avoir «jamais été favorable» à la primaire.
Plusieurs voix, dont celle du premier secrétaire du PS Olivier Faure, l’ont appelé à participer à cette primaire de la gauche socialiste et démocratique, aux côtés notamment du favori Raphaël Glucksmann. «Cette procédure, par elle-même suscite plus de divisions que ne propose de rassemblement», a estimé le député de Corrèze. «Il se trouve que je suis un ancien président. Je m’adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l’union, une union avec les électrices et les électeurs. Parce que l’union sacrée des démocrates, c’est la démarche que j’ai engagée», a-t-il détaillé.
À lire aussi «Si la situation l’exige et que j’ai la conviction...» : François Hollande fait un pas supplémentaire vers la présidentielle de 2027
Le Parti socialiste fait sa rentrée à Blois vendredi, avec en ligne de mire la primaire de la gauche socialiste et démocratique, pour laquelle le candidat de Place publique Raphaël Glucksmann part pour l’instant favori, avec le ralliement notamment du chef des députés Boris Vallaud.
Tous les candidats déjà déclarés à la primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre, se croiseront durant les deux jours à Blois, pour faire campagne et capter l’attention médiatique, à huit mois d’une présidentielle dominée dans les sondages à gauche par Jean-Luc Mélenchon. Outre Raphaël Glucksmann, qui sera sur place vendredi après-midi et samedi, sont présents les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal, prévue samedi.
D’autres prétendants socialistes à l’Élysée, - mais sans passer par une primaire - sont également présents, comme le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Karim Bouamrane, et surtout l’ancien président François Hollande, annoncé vendredi en fin de journée. Celui qui ne s’est pas encore déclaré officiellement et publie un livre le 3 septembre explique dans Le Point qu’il se présentera si à la fin de l’année «la situation l’exige», et qu’il a «la conviction (...) qu’un rassemblement est possible» sous sa bannière. En clair, si Raphaël Glucksmann, actuellement en tête de l’arc social-démocrate avec des intentions de vote comprises entre 11% à 18% selon les configurations, dévisse.
Olivier Faure l’a invité vendredi devant la presse, à rejoindre la primaire, tout comme Karim Bouamrane : «Personne ne peut construire sur l’échec de son camp», a-t-il estimé. «J’espère que dans les prochaines semaines, grâce à la primaire, nous allons permettre de focaliser l’attention sur ce que nous portons», a-t-il insisté, espérant une primaire «qui nous déborde» car «il ne faut jamais avoir peur du peuple».
À lire aussi Présidentielle 2027 : une primaire socialiste taillée pour Raphaël Glucksmann, mais sous la menace d’accords avec LFI
L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, candidat probable à la présidentielle, propose vendredi de «séparer la société de l’État» dans un programme économique qui prévoit la suppression de toutes les niches fiscales et sociales, neuf grands impôts et une refonte globale de la CSG, le tout pour ramener le déficit public à 3% du PIB.
«La France est devenue impuissante. (...) La vérité, c’est que nous sommes en 1788. Dans une société puissante, riche, brillante et pourtant condamnée, immobile, désespérée et cynique (...) attendant que se lève l’insurrection qui l’emportera», écrit-il dans un texte intitulé «Big bang - la règle républicaine», que l’AFP s’est procuré vendredi.
Dans la perspective d’une présidentielle où le Rassemblement national part favori avec la France insoumise en outsider - selon les derniers sondages - le chiraquien juge «vain» d’approcher la question des comptes publics «avec des recettes soi-disant raisonnables». «Je m’y suis essayé, modélisant des cures de rigueur avec autant de justice sociale que possible», explique-t-il. Mais selon lui, «notre État est un tonneau des Danaïdes dans lequel on peut verser toujours plus d’argent sans jamais parvenir à le remplir» et qui donne prise à «un fonctionnement féodal», où «l’héritage détermine la position sociale davantage que le travail».
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle, Gabriel Attal, a promis vendredi de mettre en œuvre, s’il est élu, plusieurs mesures en faveur des familles monoparentales, dont la défiscalisation des pensions alimentaires pour le parent qui les perçoit. Lors de la première Université d’été de la monoparentalité organisée par l’association Moi et mes enfants, l’ancien premier ministre a proposé que les pensions alimentaires ne soient «plus intégrées au revenu imposable du parent qui les perçoit». «La pension n’est pas un revenu personnel. Elle contribue simplement aux besoins d’un enfant. Elle sert à payer la nourriture, les vêtements, le transport, la scolarité ou encore les loisirs. Elle ne vient pas enrichir celui, ou plutôt celle, qui la reçoit», a-t-il déclaré.
Actuellement la pension alimentaire est déductible pour celui qui la verse et imposable pour celui qui la reçoit. Selon le candidat, cette mesure représenterait un coût «autour d’un milliard d’euros». Gabriel Attal a également annoncé vouloir créer «un vrai droit au répit» pour les parents isolés. Celui-ci passerait par la mise en place, avec les Caisses d’allocations familiales (CAF) et les collectivités locales, d’«un droit effectif à des temps de garde et de relais», notamment «en soirée, le week-end ou dans l’urgence». «Élever son enfant seul, c’est un engagement à plein temps, sans relais possible», a-t-il souligné. «Prendre quelques heures pour se soigner, accomplir une démarche, suivre une formation ou tout simplement prendre du temps pour soi, (...), c’est se donner les moyens d’être un parent disponible et solide le reste du temps.»
Spectateurs privilégiés du premier débat de la présidentielle organisé jeudi par le Medef à Roland-Garros, les chefs d’entreprise interrogés par l’AFP ont savouré le moment, l’ont jugé un peu long, mais n’ont ne semble-t-il pas eu de révélation : les candidats défendant la politique de l’offre sont toujours leurs favoris. «C’est courageux de leur part d’être venus», remarque Jean-Philippe, patron d’une entreprise de taille intermédiaire (ETI) de Normandie, spécialisée dans l’énergie.
«Même Jean-Luc Mélenchon, note-t-il, a été clair dans ses positions, autant que les entrepreneurs sont clairs aussi sur leur perception de son programme», le leader de LFI n’étant pas le favori du patronat. Jean-Philippe trouve que Marine Le Pen «a clarifié son programme, montre qu’elle évolue sur l’Europe».
Mais il regrette que, souvent, «les candidats aient décliné leur programme au lieu de répondre aux questions» et adopté des «postures un peu théâtrales», particulièrement quand certains ont attaqué les anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Gabriel Attal. «On a pu se faire une bonne idée d’où on veut nous emmener», se félicite-t-il, «et il est clair que ceux qui sont favorables à la politique de l’offre ont plus de crédibilité pour nous».
AI outlook — possibilities, not facts
Gabriel Attal mettra en œuvre la défiscalisation des pensions alimentaires s’il est élu président.
Possible · Within months
François Hollande pourrait se déclarer candidat à la présidentielle de 2027 si la situation l’exige et qu’il a la conviction d’un rassemblement possible.
Possible · Within months

Le président Donald Trump a signé un décret déclarant l’état d’urgence nationale sur le réseau électrique américain, interdisant l’achat et l’installation d’équipements importés de pays soumis à un embargo américain sur les armes, visant implicitement la Chine, seul fournisseur de ce type de matériel.

Lors d'un entretien avec Glenn Beck, Donald Trump a affirmé que la charia était «presque comme un deuxième mode de vie» à Paris et Londres, promettant de l'interdire aux États-Unis. Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris, a répliqué sur X en défendant les valeurs des villes mondiales et en critiquant la politique migratoire de Trump via l'ICE, qui aurait enregistré plus de 51 000 arrestations en juillet 2025.

Le premier ministre canadien Mark Carney a interrompu les négociations commerciales avec les États-Unis vendredi afin de protéger l'usage du français au Québec, perçu comme menacé par l'administration Trump. Lors d'une visite en Ukraine, l'ancien boxeur américain Terence Crawford a offert un chiot nommé Freya au président Volodymyr Zelensky.

Édouard Philippe, candidat à la présidentielle, souhaite mettre fin à ce qu'il appelle l'« open bar » des arrêts de travail, dénonçant un système social en difficulté. Ses propos ont été soutenus par Frédéric Valletoux, député Horizons et ancien ministre délégué à la Santé, qui affirme que les arrêts maladie explosent. Franceinfo précise que seulement 2 à 4 % des arrêts maladie sont prescrits en téléconsultation, tandis que les centres de soins non programmés seraient, selon MG France, de gros prescripteurs d'arrêts courts, bien que difficile à quantifier faute d'identification claire dans les bases de l'Assurance maladie.
Natacha Polony annonce le lancement d'un mouvement pour 'tous les orphelins de la politique' et ne exclut pas une candidature à l'élection présidentielle de 2027. Elle propose un 'état d'urgence de la production' et une baisse des cotisations pour augmenter les salaires, tout en refusant de s'aligner à gauche ou à droite, se réclamant du gaullisme social et de la gauche républicaine.

Le lieutenant-colonel David Annotel de la FNSPF appelle à augmenter les effectifs de sapeurs-pompiers volontaires à 250 000 et les professionnels à 50 000, en réclamant une réforme du financement des services d'incendie et de secours face à l'explosion des interventions et à l'épuisement des collectivités territoriales.