Népal : un village dévasté par des inondations meurtrières
Une semaine après le passage d'une crue dévastatrice, les recherches se poursuivent dans un décor apocalyptique.
Quick Look
- Une semaine après une crue dévastatrice au Népal, un village est en ruines.
- L'armée mène des recherches difficiles dans la boue pour retrouver les disparus, alors que le bilan humain s'alourdit et que les infrastructures sont totalement détruites.
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Why It Matters
Le 26 août, une rivière en crue a dévasté un village népalais, détruisant des habitations et des infrastructures municipales.
Mardi 1er septembre, près d'une semaine plus tard, il ne reste pratiquement rien d'un village népalais au bord de la rivière qui a tout emporté, le 26 août. Quand nous y pénétrons, dès les premiers mètres, nous découvrons un décor d'apocalypse : un bus scolaire et des maisons que la vague a renversées. Un couple que nous avons rencontré, qui vivait dans le même immeuble depuis dix ans ne sait plus où aller. "Notre maison était là-bas, mais on ne peut plus y accéder. Maintenant, regardez : il n'y a plus que des pierres, de la boue et des gens qui cherchent des corps morts", constate froidement le couple.
Juste à côté, un bâtiment municipal accueillait certainement des dizaines de personnes au moment du drame. "On imagine bien ici la force du courant quand on voit la quantité d'objets qui a été charriée ici et ces arbres-là qui ont même été déracinés et qui sont tombés sur ce bâtiment", décrit notre envoyée spéciale Angélique Forget.
Quelques mètres plus bas, là où se trouvait autrefois une place commerçante, une boutique de vêtements est éventrée. Son propriétaire, rentré de Katmandou, constate les dégâts : "A côté, mon frère possédait une boutique d'appareils électroniques, mais il est mort dans la catastrophe. Regardez : il ne reste plus rien, zéro. Tout est anéanti." C'est comme si un tsunami avait dévalé la montagne.
Les secours continuent leurs recherches malgré tout
Depuis hier, l'armée, déployée dans le village, a pour mission de sortir les corps ensevelis. Dans une maison inspectée par les soldats, un jeune homme de 30 ans aurait perdu la vie. Mais la boue, qui dépasse le premier étage, rend les recherches extrêmement difficiles. "Il y a beaucoup de débris. On a vraiment du mal", témoigne un secouriste. Après deux heures à creuser, la dépouille est enfin sortie des décombres, sous le regard de son frère éploré.
Sur les 3 500 habitants que comptait le village, une vingtaine de corps seulement ont pu être récupérés. "Alors que les stigmates de la crue nous montrent ici la violence de la catastrophe, la rivière continue de couler plus vite et plus fort qu'à la normale", conclut Angélique Forget.
Open Questions
- Quel est le bilan final des victimes ?
- Quelles mesures de relogement pour les survivants ?




