OpenAI prépare une transformation majeure de ChatGPT avec le projet « Aria »
Quick Look
- OpenAI développe "Aria", un projet visant à transformer ChatGPT en une "super app" intégrant des agents intelligents, un outil de programmation et des services partenaires.
- L'objectif est de monétiser davantage le service, actuellement utilisé par 900 millions de personnes dont seulement 5,5% sont abonnés payants, alors que l'entreprise enregistre une perte significative.
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Why It Matters
OpenAI prépare une transformation majeure de ChatGPT, baptisée « Aria », pour en faire une « super app » intégrant divers services et agents intelligents. Cette évolution vise à augmenter les revenus de l'entreprise, qui enregistre des pertes malgré une large base d'utilisateurs.
OpenAI prépare la plus importante transformation de ChatGPT depuis son lancement. Baptisé « Aria » en interne, le projet doit faire du robot conversationnel une « super app » : une plateforme unique réunissant des agents intelligents, un outil de programmation, Codex, et des services partenaires comme Wallmart, Booking, Spotify ou Expedia.
Derrière cette ambition technologique, le calcul est financier. Sur les quelque 900 millions de personnes qui utilisent le robot conversationnel, 5,5 % seulement paient un abonnement. Et la société affiche encore une perte de 14 milliards de dollars (environ 12,06 milliards d’euros) pour 20 milliards de chiffre d’affaires.
Reste à savoir ce qu’est, au juste, une « super application ». Le terme désigne une application unique capable de réunir des services disséminés auparavant entre plusieurs dizaines d’applis : messagerie, paiement, livraison, transport, banque ou réservation, par exemple. Là où un programme classique renvoie l’utilisateur vers d’autres services, la super app les héberge tous.
Vers les produits payants
Ce concept reste peu répandu en Europe, mais il est déjà incontournable dans une partie du monde. Son fonctionnement repose sur deux piliers. Un service « noyau », utilisé tous les jours, sert de porte d’entrée : la messagerie pour la chinoise WeChat ou le paiement pour son compatriote Alipay. Autour gravitent des « mini-programmes » – le deuxième pilier–, ces services extérieurs, boutiques, banques ou administrations, qui fonctionnent directement dans l’application, sans que l’utilisateur ait à les installer.
Open Questions
- Quels seront les services partenaires exacts ?
- Quel sera le modèle économique précis de la super app ?
- Comment sera gérée l'expérience utilisateur avec autant de services intégrés ?



